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Une nouvelle étude révèle ce qui rend les enfants d'aujourd'hui anxieux

Science of People 11 min
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Sommes-nous en train d'élever par inadvertance une génération d'enfants anxieux et moins résilients ? Rejoignez-nous pour découvrir les perspectives fascinantes révélées par cette recherche et explorer des mesures concrètes pour donner à nos enfants les moyens d'un avenir plus radieux et plus résilient.

Sommes-nous en train d’élever par inadvertance une génération d’enfants anxieux et moins résilients ? Une nouvelle étude sur la santé mentale suggère que notre accent excessif sur la sécurité pourrait priver les enfants de leur résilience et alimenter une vague d’anxiété fulgurante. C’est une question assez préoccupante.

L’étude révélatrice1 a dévoilé une corrélation significative entre nos tendances à « couver » nos enfants et le déclin de la résilience chez ces derniers.

Rejoignez-nous pour découvrir les enseignements fascinants révélés par cette recherche et identifier des étapes concrètes pour donner à nos enfants les moyens d’un avenir plus radieux et plus résilient.

Des marteaux aux casques : Comprendre le changement dans la sécurité des enfants

Vous souvenez-vous de l’époque où les enfants saisissaient avec enthousiasme des marteaux pour aider à réparer la voiture ou bricolaient joyeusement leurs vélos pour les préparer à la course ? À l’époque, notre monde adoptait un état d’esprit différent, qui encourageait les enfants à explorer, à prendre des risques et à apprendre de leurs expériences. Mais, oh, comme les temps ont changé.

Dans la société hyper-vigilante d’aujourd’hui, nous nous retrouvons plongés dans une culture de la surprotection. Nous planons au-dessus de nos enfants, les protégeant contre tout danger potentiel, qu’il s’agisse de microbes, d’étrangers ou même de leurs propres émotions. Nous leur donnons des casques au lieu de marteaux. Bien que la protection de nos petits soit sans aucun doute importante, n’avons-nous pas franchi par inadvertance une ligne vers le domaine de la surprotection ?

Autrefois, les parents responsabilisaient leurs enfants en les impliquant dans les tâches quotidiennes, favorisant ainsi un sentiment d’autonomie et de résilience. Mais aujourd’hui, nous les enveloppons dans du papier bulle proverbial, les protégeant de l’inconfort, de l’échec et des précieuses leçons qui les accompagnent.

Les racines de ce changement culturel remontent à une époque de hausse de la criminalité. Dans le sillage de l’augmentation de la criminalité, les médias nous ont bombardés d’images d’enfants disparus2. Cela a conduit à une peur persistante, alimentant ainsi nos instincts protecteurs. Bien que les taux de criminalité aient diminué depuis lors, notre inquiétude a perduré. Elle a étendu le concept de sécurité pour englober le bien-être émotionnel et le confort psychologique.

Cependant, cette surprotection bien intentionnée peut avoir des conséquences imprévues. La recherche suggère que les enfants étouffés par une vigilance parentale excessive3 sont plus susceptibles de développer des mécanismes d’adaptation malsains. Ils peuvent intérioriser leurs problèmes, aux prises avec :

  • L’anxiété,
  • La dépression,
  • L’extériorisation des émotions,
  • Le recours à la délinquance,
  • Un comportement de défi, ou
  • L’abus de substances.

Les psychologues avertissent que cette approche surprotectrice peut évoluer vers un phénomène connu sous le nom de « safetyism » (sécuritarisme). Le safetyism4 instille des schémas de pensée négatifs chez les enfants, reflétant l’anxiété et la dépression. Il met l’accent sur leur sécurité, parfois au détriment de considérations pratiques et morales essentielles.

Rappelez-vous, votre enfant est plus résilient que vous ne le pensez.

Bien sûr, il est tout naturel de protéger nos proches du danger, mais en évitant chaque inconfort et chaque défi, nous envoyons par inadvertance le message qu’ils sont incapables de gérer les obstacles de la vie. Au fil du temps, cette croyance peut éroder leur confiance et diminuer leur capacité à naviguer dans les complexités du monde.

Voici un tableau mettant en évidence les schémas de pensée peu utiles et utiles dans lesquels les parents s’engagent souvent, et qui peuvent contribuer à la surprotection :

Schémas de pensée peu utilesSchémas de pensée utiles
Pensée catastrophique : Vous imaginez constamment les pires scénarios et croyez que tout risque potentiel nuira sûrement à votre enfant.Évaluation équilibrée : Vous évaluez les risques de manière réaliste, en tenant compte à la fois des dangers et des avantages potentiels, permettant à votre enfant de vivre des opportunités de croissance et d’apprentissage.
Mentalité du papier bulle : Vous vous efforcez de protéger votre enfant de tout inconfort, échec ou déception, croyant qu’il doit être protégé de chaque expérience négative.Renforcement de la résilience : Vous comprenez que faire face aux défis et surmonter les revers est une partie essentielle du développement de votre enfant, et vous apportez votre soutien tout en lui permettant d’apprendre de ses propres expériences.
Pression du perfectionnisme : Vous attendez de votre enfant qu’il excelle dans tous les aspects de sa vie, fixant des normes irréalistes qui peuvent mener à un stress et une anxiété excessifs.État d’esprit de croissance : Vous encouragez votre enfant à adopter un état d’esprit de croissance, en mettant l’accent sur la valeur de l’effort, l’apprentissage par les erreurs et la célébration des progrès plutôt que de se concentrer uniquement sur les résultats.
Parentalité comparative : Vous comparez constamment les réalisations, les étapes importantes et les capacités de votre enfant avec celles d’autres enfants, créant une pression inutile et des sentiments d’inadéquation.Soutien individualisé : Vous reconnaissez et appréciez les forces et les défis uniques de votre enfant, en fournissant des conseils personnalisés et en nourrissant son propre parcours de croissance individuel.
Peur de l’échec : Vous devenez paralysé par la peur que votre enfant puisse échouer ou faire face au rejet, ce qui vous amène à contrôler excessivement ses choix et à limiter son autonomie.Accepter l’échec comme un enseignant : Vous comprenez que l’échec est une partie naturelle de la vie et une opportunité de croissance, permettant à votre enfant de prendre des risques calculés, de prendre ses propres décisions et d’apprendre de précieuses leçons de vie.

N’oubliez pas que guider et soutenir votre enfant à travers les défis de la vie peut lui donner les moyens de devenir un individu fort, confiant et capable. Mais un excès de conseils peut le rendre plus dépendant de vous, ce qui peut être gratifiant au début, mais moins à long terme.

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Comment cultiver l’indépendance et la résilience

Dans un monde où les préoccupations de sécurité sont omniprésentes et où les niveaux d’anxiété montent en flèche, il est temps de se libérer de la surprotection et d’adopter une approche plus équilibrée. Voici quelques conseils concrets pour éradiquer la bulle étouffante autour de vos enfants et accueillir un monde où ils peuvent s’épanouir, apprendre et grandir.

Identifier le filtrage négatif

Commencez par réfléchir aux aspects positifs potentiels et aux avantages des expériences qui impliquent un certain niveau de risque ou d’indépendance pour votre enfant. Remettez en question toute tendance à vous concentrer uniquement sur les conséquences négatives potentielles.

Reconnaissez consciemment les résultats positifs du jeu non supervisé, tels que la joie, l’indépendance, les compétences en résolution de problèmes, l’évaluation des risques et la résilience. Adoptez une perspective équilibrée qui prend en compte à la fois les risques et les récompenses lors de la prise de décisions concernant les activités de votre enfant.

Et lorsqu’il s’agit de compétences sociales, développez-les ! Voici comment entraîner votre enfant au succès : Formation aux compétences sociales pour les enfants : 8 étapes super vers le succès

Éviter la pensée dichotomique

Reconnaissez quand vous avez tendance à classer les personnes, les idées, les lieux ou les situations comme strictement bons ou mauvais. Entraînez-vous à reconnaître les zones grises et les nuances qui existent entre les points de vue extrêmes.

Cultivez une attitude d’ouverture d’esprit qui permet d’embrasser différentes perspectives et d’apprécier la complexité des situations. Rappelez-vous, le monde n’est pas noir ou blanc, et il existe une multitude de possibilités entre un extrême et l’autre.

Reconnaître le raisonnement émotionnel

Prenez conscience de vos réponses émotionnelles et de la manière dont elles pourraient influencer vos perceptions de la sécurité et du risque. Faites la différence entre se sentir mal à l’aise ou anxieux et un danger physique réel.

Comprenez qu’éviter tout stress ou inconfort peut entraver la croissance personnelle et l’apprentissage. Encouragez votre enfant à faire face à des agents stressants gérables et à surmonter des obstacles pour favoriser la résilience et un sentiment de capacité. Vous devez reconnaître que naviguer dans les défis et en tirer des leçons est une partie essentielle de leur développement.

En fait, avoir cette conscience de soi est essentiel pour développer une véritable intelligence émotionnelle. Lire la suite : 10 traits d’intelligence émotionnelle à maîtriser pour sa croissance personnelle

Surveillez vos pensées

Pratiquez la conscience de soi et surveillez activement vos pensées. Remettez en question les pensées négatives ou irrationnelles qui peuvent mener à des comportements surprotecteurs. Remplacez-les par des pensées positives et rationnelles qui tiennent compte d’une perspective équilibrée.

Par exemple, supposons que vous ayez un discours important à prononcer, mais que vous ayez aussi des pensées négatives. Vous remplacez ces pensées négatives par des pensées positives et rationnelles, telles que « Je me suis préparé minutieusement et je connais bien le sujet » ou « J’ai des idées précieuses à partager avec le public ».

En surveillant et en remettant activement en question vos pensées (et en apprenant à vos enfants à le faire aussi), vous cultivez une perspective plus équilibrée.

Après cela, vous devrez favoriser un état d’esprit positif en vous concentrant sur vos forces, en exprimant votre gratitude et en maintenant un optimisme réaliste. N’oubliez pas que vos pensées façonnent la façon dont vous percevez le monde, les autres et vous-même.

N’ayez pas peur de faire preuve de fermeté

Encouragez la curiosité et le désaccord constructif au sein de votre famille. Créez un espace sûr et ouvert pour les discussions où les différentes perspectives sont valorisées et respectées. Enseignez des compétences de communication efficaces, notamment l’écoute active, l’empathie et la capacité d’argumenter de manière respectueuse et productive.

En adoptant des points de vue divers et en s’engageant dans des débats productifs, vous et votre enfant pouvez développer des compétences de pensée critique et une compréhension plus large du monde. N’oubliez pas que si vous évitez de hausser le ton avec vos enfants, vous favorisez un environnement de « complaisance » pour eux. Les enfants doivent apprendre les conséquences et savoir accepter un « non » comme réponse.

Comprendre le point de vue des autres

Accordez aux autres le bénéfice du doute et évitez de supposer des intentions négatives. Remettez en question les suppositions basées sur la peur en cherchant la compréhension et la compassion. Favorisez un sentiment de confiance et de connexion avec les autres en gardant un cœur ouvert et une volonté de s’engager positivement.

En abordant les situations et les interactions avec empathie et ouverture, vous créez un environnement qui encourage la croissance personnelle, la compréhension et des relations saines.

Par exemple, essayez d’éviter de dire des choses comme « Il vaut mieux être positif ! » ou « Les gens aiment quand on sourit ! ». Votre discours d’encouragement part peut-être d’une bonne intention, mais ce n’est pas une solution universelle, et certaines personnes ne peuvent pas simuler le bonheur.

Lire la suite pour plus de conseils : Les 15 habitudes des personnes hautement empathiques (Guide de l’empathie)

Faites-vous confiance

Acceptez la réalité que la vie n’est pas entièrement sûre ou sans risque. Cultivez la confiance en soi et la résilience en reconnaissant votre capacité à gérer les défis de la vie. Encouragez l’autonomie et l’indépendance de votre enfant tout en lui fournissant des conseils et un soutien au besoin.

Aidez-le à développer une croyance en ses propres capacités. En vous faisant confiance et en instillant un sentiment d’assurance chez votre enfant, vous pourrez tous deux naviguer dans les incertitudes de la vie avec confiance et adaptabilité.

Défiez la pensée catastrophique

Lorsque vous vous surprenez à imaginer les pires scénarios, prenez du recul et évaluez la situation plus objectivement. Demandez-vous si vos préoccupations sont basées sur des preuves ou alimentées par des peurs irrationnelles.

Brisez le schéma en envisageant des perspectives alternatives et plus équilibrées. Engagez-vous dans la résolution de problèmes en identifiant des étapes pratiques pour atténuer les risques tout en permettant à votre enfant d’explorer et d’apprendre de ses expériences.

Acceptez l’imperfection et l’échec

Reconnaissez que le perfectionnisme peut être préjudiciable à la croissance et au bien-être de votre enfant. Encouragez un état d’esprit de croissance en louant l’effort, la persévérance et l’apprentissage plutôt que de vous concentrer uniquement sur les résultats.

Aidez votre enfant à comprendre que les revers et les échecs sont de précieuses opportunités de croissance et d’apprentissage. Célébrez ses progrès et soulignez l’importance de la résilience, de l’adaptabilité et de la persévérance face aux défis.

Limitez les comparaisons sociales

Évitez la tentation de comparer constamment les réalisations de votre enfant avec celles des autres. Concentrez-vous plutôt sur ses forces, ses intérêts et ses progrès individuels. Nourrissez un environnement de soutien et non compétitif où votre enfant peut s’épanouir en fonction de ses capacités et aspirations uniques.

Une fois cela accompli, vous devriez l’encourager à se fixer des objectifs personnels et à célébrer ses propres objectifs. Cela aidera à favoriser un sentiment sain d’estime de soi et de valeur personnelle chez votre enfant sans trop le couver.

Pratiquez l’autoréflexion et l’autosoins

Prenez le temps de réfléchir à vos propres pensées, émotions et déclencheurs qui peuvent contribuer à des tendances surprotectrices. Engagez-vous dans des activités d’autosoins qui favorisent votre propre bien-être et réduisent le stress, vous permettant d’aborder la parentalité avec un état d’esprit calme et équilibré.

Cherchez le soutien d’amis de confiance, de membres de la famille ou de professionnels si vous avez du mal à briser des schémas peu utiles.

N’oubliez pas que chaque enfant est unique et que la parentalité est un voyage d’apprentissage et d’adaptation continus. En mettant en œuvre ces conseils concrets et en travaillant consciemment à éviter les schémas de pensée peu utiles, vous pouvez favoriser un environnement de soutien et nourricier qui permet à votre enfant de développer sa résilience, son indépendance et un état d’esprit positif.

Conclusion : Adopter une parentalité équilibrée pour des enfants résilients et confiants

Dans un monde qui oscille entre prudence et progrès, il est crucial de trouver un équilibre en matière de parentalité. Bien que la protection de nos enfants soit un instinct naturel, une surprotection excessive peut entraver par inadvertance leur développement et leur résilience. En tant que parents, nous détenons la clé pour libérer leur potentiel en adoptant une approche plus équilibrée.

Laissez-les réparer leur propre vélo, impliquez-les dans les tâches ménagères et laissez-les résoudre leurs propres problèmes. Accordez-leur la satisfaction de contribuer et d’apprendre des compétences pratiques. De cette façon, vous nourrirez non seulement des schémas de pensée utiles, mais vous encouragerez également une croissance indépendante.

Rappelez-vous, vous pouvez protéger vos enfants sans étouffer leur croissance. Il s’agit de trouver l’équilibre délicat entre la sécurité et le fait de leur permettre d’explorer, de faire des erreurs et d’en tirer des leçons.

Envie de lire davantage ? Consultez notre centre de recherche Science of People, ou si vous cherchez à briser la glace facilement, nous avons ce qu’il vous faut : 23 meilleurs jeux brise-glace pour enfants dans TOUTE situation

Références

Footnotes (4)
  1. L’accent excessif sur la sécurité signifie que les enfants deviennent plus anxieux et moins résilients

  2. Enfants disparus : un regard attentif sur la question

  3. Wiley (10.1111/sode.12590)

  4. Haidt Coddling Chs 2 And 7 0 - Colorado

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