Aller au contenu principal

Codépendance : ce que vous devez savoir (& comment la surmonter)

Science of People 20 min
Cet article est aussi disponible en :

Si vous avez l'impression d'être responsable du bonheur des autres, vous êtes peut-être codépendant. Ces habitudes quotidiennes peuvent vous aider à vous libérer de la codépendance.

Si vous avez l’impression d’être responsable du bonheur des autres, il se peut que vous fassiez face à de la codépendance. Sacrifier votre propre bien-être au profit de vos relations peut sembler désintéressé. Pourtant, cela peut en réalité mener à des limites floues, une faible estime de soi et/ou une incapacité à être seul.

Heureusement, vous pouvez guérir de la codépendance en vous concentrant sur l’amour de soi, les limites et la communication. Utilisez ce guide et ce quiz pour découvrir si vous êtes peut-être codépendant, ainsi que 5 astuces concrètes pour surmonter la codépendance et cultiver des relations saines.

Avertissement : Rien sur ce site ne doit être interprété comme une information médicale. Bien que nous fassions référence à la littérature psychologique officielle, tout ce qui se trouve dans cet article est à titre informatif uniquement. La codépendance est un trouble de la santé mentale qui peut nécessiter l’aide d’un thérapeute agréé ou d’un professionnel de la santé mentale. Pour trouver des ressources de thérapeutes, vous pouvez consulter la liste utile de Mental Health America ou le National Register of Health Service Psychologists.

Qu’est-ce que la codépendance ? (Définition de la codépendance)

La codépendance est une préoccupation ou une dépendance extrême envers une autre personne pour obtenir un sentiment d’identité, de valeur personnelle et d’estime de soi. Souvent appelée « addiction relationnelle », la codépendance est une dynamique malsaine dans laquelle une personne codépendante compte sur les autres pour se sentir valorisée. Ce besoin de se sentir nécessaire mène souvent à des relations à sens unique, à une recherche constante de l’approbation d’autrui (people-pleasing), à des comportements autodestructeurs et à une mauvaise santé mentale.

Êtes-vous codépendant ? (Quiz sur la codépendance)

Si vous vous demandez si vous manifestez des tendances codépendantes, ce quiz peut vous aider à comprendre comment ces dynamiques se manifestent dans vos relations. Gardez à l’esprit que les résultats de ce quiz ne doivent pas être interprétés comme un diagnostic ou l’implication d’un trouble médical, tel que le trouble de la personnalité codépendante. Ces informations sont purement destinées à l’auto-réflexion et à l’apprentissage.

Avertissement : Nous sommes honorés de vous aider à surmonter la codépendance et à former des relations plus saines ! Cependant, aucun contenu présent sur ce site ne doit être considéré comme un avis médical professionnel. Il est toujours préférable de consulter un médecin ou un thérapeute agréé pour toute question ou préoccupation concernant votre santé physique ou mentale.

  1. Votre humeur change-t-elle en fonction des comportements ou de l’humeur de vos proches ?

a. Oui. Si quelqu’un d’autre est contrarié, je le suis aussi.

b. Parfois, mais je sais comment revenir à ma propre énergie.

c. Non, je contrôle mon humeur et je ne laisse pas les autres m’affecter trop.

2. Avez-vous tendance à devenir un « caméléon » dans vos relations ? En d’autres termes, changez-vous et adaptez-vous vos préférences et vos désirs à ce que les autres veulent ?

a. Oui, je ferai tout ce qu’il faut pour rendre les autres heureux. Je veux qu’ils m’apprécient, alors je me change souvent pour me sentir plus aimable.

b. Parfois, mais je garde un sens aigu de mes propres goûts et dégoûts.

c. Non, je sais qui je suis et ce que j’aime. Je respecte nos différences.

3. J’ai tendance à mettre de côté mes propres besoins pour aider les autres de manière désintéressée.

a. Bien sûr ! Je fais toujours passer les autres avant moi parce que j’en ai besoin pour me sentir une bonne personne.

b. Je sacrifie parfois mes besoins pour les autres, mais je me donne aussi la priorité.

c. Non. Mon soin personnel et mon bien-être passent en premier car je sais que je dois être heureux et en bonne santé avant de pouvoir aider les autres.

4. Mes émotions et mes expériences ne sont pas aussi importantes que celles des personnes qui me sont chères.

a. D’accord. Je suis beaucoup plus préoccupé par ce que ressentent mes proches.

b. Ni d’accord ni pas d’accord.

c. Pas d’accord. Mes émotions et mes pensées sont tout aussi importantes que celles de n’importe qui d’autre. Nous sommes tous des humains avec des perceptions et des expériences précieuses.

5. Vous sentez-vous responsable du bonheur des autres ?

a. Oui. Si quelqu’un est contrarié, je pense généralement que c’est de ma faute. Si quelqu’un a un problème, je veux le résoudre.

b. Parfois, je m’inquiète que les autres soient fâchés contre moi, mais je sais aussi que je dois d’abord prendre soin de moi.

c. Non, je comprends que l’humeur et les sentiments des autres ne sont pas de ma responsabilité.

6. Vous retrouvez-vous à vous lier aux autres à travers des cycles de drame, de chaos ou de circonstances accablantes ?

a. Généralement, je me laisse facilement entraîner dans les drames et je ressens le besoin de soutenir mes proches à tout prix. Je prends leurs problèmes comme les miens.

b. Parfois, je me laisse emporter par la vie chaotique des autres.

c. Jamais. J’évite les drames et je maintiens des limites solides autour de ma paix intérieure pour ne pas trop m’impliquer dans les problèmes des autres.

7. Faites-vous confiance à votre propre intuition et à votre intellect pour prendre des décisions ?

a. No, j’ai des difficultés à prendre mes propres décisions, surtout dans mes relations. Je cherche généralement conseil auprès des autres.

b. Parfois, je demande conseil, mais je fais aussi confiance à mon instinct.

c. Oui, je crois en moi et je sais que je suis capable de prendre des décisions par moi-même.

8. Je ne sais pas qui je serais si je n’avais pas une personne spécifique dans ma vie. Elle fait partie de qui je suis.

a. D’accord. Ma relation avec une personne spécifique est un élément clé de mon identité. J’ai du mal à m’imaginer sans elle.

b. Plutôt d’accord. Je pourrais survivre sans elle, mais je me sens très, très attaché à une personne spécifique.

c. Pas d’accord. J’aime mon partenaire, ma famille et mes amis, mais je sais que je m’en sortirais sans eux. J’ai un sens aigu de l’identité personnelle, indépendamment de quiconque.

9. Cherchez-vous régulièrement l’approbation des autres ? Accordez-vous plus de valeur à leur opinion qu’à la vôtre ?

a. Constamment. J’ai soif d’être aimé et accepté. J’ai l’impression d’avoir besoin de compliments, d’éloges et de validation de la part des autres pour me sentir digne et important. S’ils ne me valident pas, je ne me sens pas confiant.

b. Parfois. Je veux être accepté et je recherche souvent des compliments pour me sentir mieux dans ma peau. Mais j’accepte aussi que certaines personnes ne m’aiment pas.

c. Non. J’aime recevoir des compliments, mais je n’en dépends pas pour mon sentiment de valeur personnelle. J’aime qui je suis et je sais comment me valider moi-même.

10. Vous sentez-vous confiant en vous-même et aimez-vous qui vous êtes ?

a. Non. Au fond, je me sens insuffisant, indigne d’amour et/ou dégoûtant. Je déteste qui je suis.

b. Parfois, je me sens bien dans ma peau, mais je me sens aussi souvent peu sûr de moi.

c. Oui, j’aime qui je suis et je n’ai pas besoin que les autres me convainquent de ma valeur.

Résultats

Faites le total de vos réponses et utilisez ce guide pour comprendre ce qu’elles signifient. N’oubliez pas que cela ne doit pas être interprété comme un diagnostic ou un avis médical de quelque nature que ce soit.

Majorité de A : Vous pourriez avoir des tendances codépendantes. Envisagez de parler à un thérapeute agréé ou d’utiliser les conseils ci-dessous pour surmonter la codépendance.

Majorité de B : Vous pourriez osciller entre des comportements codépendants et des comportements interdépendants. Envisagez de travailler sur vos limites, votre assurance et l’amour de soi.

Majorité de C : Il est peu probable que vous fassiez preuve de codépendance dans vos relations. Vous pouvez probablement utiliser votre confiance, vos limites solides et votre style d’attachement sécure pour aider les autres.

Signes de codépendance et symptômes de la codépendance

La codépendance peut se manifester de nombreuses façons dans différentes relations. Ces signes ne doivent pas être utilisés comme un diagnostic. Au lieu de cela, ils peuvent vous aider à prendre conscience de vos propres tendances codépendantes ou à remarquer des dynamiques relationnelles malsaines chez les autres.

Une personne codépendante a tendance à :

  • Dépendre des autres pour son sentiment d’identité
  • Placer les besoins des autres avant les siens
  • Se sentir responsable du bonheur des autres
  • Manquer de limites ou de la capacité de dire « non »
  • Endosser un rôle de soignant (surtout dans les relations amoureuses)
  • Avoir une faible estime de soi ou un manque de confiance
  • Adopter des comportements de recherche d’approbation (people-pleasing)
  • Ressentir le besoin de sauver ou de réparer les autres
  • Favoriser les comportements destructeurs des autres
  • Avoir une peur extrême d’être seul

Quelles sont les causes de la codépendance ?

À la racine, la codépendance est le désir ardent de se sentir aimé. Les codépendants essaient de donner et de donner encore aux autres pour se sentir aimés et validés en retour. C’est un comportement appris qui peut être causé par :

  • La peur de l’abandon : Les codépendants feront souvent n’importe quoi pour plaire aux autres ou rester dans une relation (même si elle est malsaine) parce qu’ils craignent l’abandon ou la solitude.
  • Le traumatisme infantile : Le terme « codépendance » a été inventé à l’origine1 pour décrire les enfants ou les conjoints vivant dans un foyer avec un alcoolique ou un toxicomane. Le codépendant peut soutenir ou faciliter le trouble lié à l’utilisation de substances du soignant afin d’éviter des répercussions négatives (abus, négligence, etc.) et essayer de gagner son amour.
  • Les styles d’attachement : Les styles d’attachement anxieux sont enclins aux tendances codépendantes car ils se définissent par leurs relations. Des dynamiques familiales dysfonctionnelles ou des traumatismes infantiles peuvent causer un attachement insécure chez les adultes. Faites ce quiz pour découvrir votre style d’attachement.
  • Les relations toxiques ou malsaines : Les relations avec des personnes malsaines ou narcissiques peuvent amener quelqu’un à développer des comportements codépendants comme moyen de faire face à des abus émotionnels ou physiques.
  • Une faible estime de soi : Sans une base solide de confiance ou d’estime de soi, certaines personnes tombent dans la codépendance parce qu’elles ne se sentent pas dignes de recevoir de l’amour. Par conséquent, elles se plient en quatre pour « plaire aux autres » et font passer les autres avant elles-mêmes.
  • Des limites floues : Les gens finissent souvent dans des relations codépendantes parce qu’ils ont du mal à fixer des limites sur la façon dont les autres peuvent les traiter. Ils peuvent laisser les autres les rabaisser, leur manquer de respect ou profiter d’eux par besoin de plaire. Parce que les codépendants se sentent peu sûrs d’eux, ils craignent de dire « non » ou de s’affirmer car ils veulent être validés par les autres.
People School 10,000+ students

After People School, Debbie got a $100K raise. Bella landed a role created just for her.

The science-backed training that turns people skills into career results. 12 modules. Live coaching. A community of high-performers.

Qu’est-ce que la codépendance dans une relation ?

Dans une relation, les personnes codépendantes ont l’impression de devoir abandonner leur propre vérité ou mettre de côté leurs propres besoins pour aider ou réparer les autres. Elles font cela pour « gagner » l’amour et la validation de quelqu’un d’autre. Une personne codépendante se sent souvent inutile ou impuissante sans une autre personne à soutenir ou à soigner.

La codépendance est plus courante dans les relations amoureuses, mais elle peut aussi survenir dans une relation parent-enfant, une relation de soignant ou une amitié. Voici des exemples de dynamiques codépendantes :

  • Un parent codépendant compte sur son enfant pour lui donner un sens à sa vie, souvent au détriment de son propre bien-être. Toute son identité repose sur le fait d’être parent, et il ne sait pas quoi faire sans son enfant. Lorsqu’il ne s’occupe pas de ses enfants, il peut se sentir perdu, contrarié ou insignifiant.
  • Un soignant codépendant s’obsède à s’occuper d’un patient malade ou d’un membre de sa famille. Il néglige sa propre santé ou son bien-être pour donner la priorité à sa présence auprès du patient à toute heure du jour et de la nuit.
  • Des amis codépendants placent une part disproportionnée de leur identité et de leur estime de soi dans leur amitié. Ils peuvent avoir des difficultés à socialiser de manière indépendante.
  • Une personne codépendante dans une relation amoureuse a tendance à trop donner et à mettre tous ses besoins de côté pour apaiser son partenaire afin de « gagner » son amour. Celui qui donne favorise souvent les mauvais comportements de celui qui prend. Les codépendants peuvent avoir besoin de leur partenaire pour se sentir attirants, dignes, valorisés, confiants et heureux. Sans partenaire, ils peuvent se sentir sans valeur ou indignes d’amour.

Pourquoi la codépendance est-elle un problème ?

Être codépendant est malsain car cela implique de dépendre de quelqu’un pour son sentiment de valeur personnelle. Cela mène à des sentiments de déception extrême ou d’indignité lorsque l’autre personne ne rend pas votre amour, ne se sent pas heureuse ou ne comble pas le vide en vous. La codépendance rend difficile l’épanouissement en tant qu’individu indépendant, sain et heureux.

La codépendance est comme une addiction relationnelle ; comme toutes les addictions, elle finit par détruire la santé mentale de la personne dépendante. La codépendance peut devenir un problème majeur dans votre relation avec vous-même et avec les autres car elle nuit à votre capacité à former des liens profonds et à pratiquer une communication saine.

Les personnes codépendantes peuvent également être vulnérables à :

  • Une mentalité de victime
  • Des comportements de recherche d’approbation
  • Un sentiment d’impuissance
  • Un sentiment d’épuisement et de fatigue mentale
  • Le contrôle par les autres
  • La manipulation émotionnelle
  • Des abus émotionnels ou physiques
  • Des relations narcissiques
  • Des relations à sens unique où le codépendant fournit tous les efforts
  • Le fait de favoriser les comportements toxiques d’un proche

5 conseils pour se libérer des relations codépendantes

Supposons que vous vouliez rompre avec les schémas codépendants, créer un style d’attachement plus sécure et former des relations plus saines. Dans ce cas, vous devrez peut-être faire face à cette vérité intense mais humiliante : la codépendance pourrait être une distraction que vous avez créée pour éviter de guérir la partie de vous qui se sent indigne d’amour.

En d’autres termes, vos comportements codépendants pourraient être une projection de vos propres blessures non résolues sur les autres. Ces conseils peuvent vous aider à trouver la paix intérieure et à créer des limites pour une relation plus forte et plus heureuse avec vous-même et ceux que vous aimez.

1. Remplacez les schémas codépendants par une pensée interdépendante

La codépendance peut sembler être un problème relationnel, mais c’est en réalité un problème intérieur. Heureusement, de nombreux schémas codépendants commencent par des pensées. Et les pensées sont relativement simples à changer ! Il suffit de s’entraîner.

L’opposé sain de la codépendance est l’interdépendance. L’interdépendance implique un équilibre entre soi et les relations interpersonnelles. Cela signifie que vous êtes capable de vous sentir en sécurité et indépendant tout en contribuant aux relations ou aux amitiés d’une manière bénéfique pour vous et pour l’autre personne.

Lorsque des schémas de pensée malsains surgissent, reconnaissez-les et abordez-les avec curiosité plutôt qu’avec jugement. Demandez-vous : « Pourquoi est-ce que je pense/ressens cela ? » ou « D’où vient cette pensée ? ». Ensuite, entraînez-vous à remplacer vos pensées codépendantes par des pensées interdépendantes recadrées comme celles-ci :

Schéma de pensée codépendant (malsain)Recadrage interdépendant (sain)
« Quand ils se sentent mal, je me sens mal, donc je DOIS les aider. »« Je tiens à eux donc je peux être là pour eux, mais je sais aussi que je ne suis pas responsable de leurs émotions ou de leur bonheur. »
« Je ne devrais pas dire ça parce qu’ils vont penser que je suis bizarre ou ils ne m’aimeront pas. »« Je ne suis pas ici pour plaire à qui que ce soit ou pour me faire aimer. J’attirerai les bonnes personnes quand je serai libre d’être authentiquement moi-même. »
« Je devrais dire “oui” pour qu’ils ne se fâchent pas ou ne soient pas déçus par moi. »« Je peux respectueusement être en désaccord ou dire “non” afin d’honorer notre relation et de me présenter tel que je suis. Je ne dois rien à personne. »

2. Affrontez et éliminez le « complexe du sauveur »

Le complexe du sauveur est la croyance que aider ou sauver les autres est votre but ou votre vocation dans la vie. Les personnes ayant un complexe du sauveur ont tendance à dépenser tellement d’énergie à essayer de résoudre les problèmes des autres qu’elles finissent par s’épuiser elles-mêmes.

Il est normal de vouloir aider les autres et d’être une personne gentille. Cependant, quelqu’un ayant un complexe du sauveur pousse cela à l’extrême. Il sacrifie son propre bien-être en essayant de sauver quelqu’un d’autre de ses problèmes. Par exemple :

  • Quelqu’un ayant eu une éducation relativement facile se sent attiré par quelqu’un qui a subi un traumatisme infantile et essaie constamment de le psychanalyser ou de lui offrir des conseils de guérison. Cependant, la relation mène à une dynamique toxique où le « sauveur » endosse les traumatismes de la « victime » et essaie d’être son thérapeute plutôt que son partenaire.
  • Une personne qui réussit financièrement devient proche d’un ami qui a des problèmes d’argent et paie constamment ses factures, le sort de ses dettes ou favorise des habitudes de dépenses irresponsables.
  • Quelqu’un qui est en relation avec un alcoolique ou un toxicomane peut avoir l’impression qu’il est de sa responsabilité de guérir l’addiction de l’autre, et dépense donc d’importantes sommes d’argent et de temps pour y parvenir.

Si vous vous retrouvez souvent en mode « réparateur », voici quelques changements d’habitudes pour vous aider à vaincre votre complexe du sauveur :

  • Affirmation quotidienne : Répétez-vous : « Ce n’est pas mon travail de résoudre les problèmes des autres. Je ne suis responsable que de moi-même. Je respecte leur capacité à trouver leur propre chemin. »
  • Réorientez votre attention avec la tenue d’un journal : Au lieu de concentrer autant d’énergie à sauver les autres, mettez cette énergie au service de votre propre croissance personnelle et de votre évolution en tenant un journal. Lorsque vous vous surprenez à être hyper-focalisé sur les problèmes des autres, prenez une feuille de papier et réfléchissez à vos propres schémas de pensée et désirs avec curiosité. Demandez-vous : Pourquoi est-ce que je réagis ainsi ? Qu’est-ce qui chez eux me déclenche ? Pourquoi me sens-je responsable de leur problème ? Que puis-je améliorer dans ma propre vie ?
  • Améliorez vos capacités d’écoute : Lorsque quelqu’un que vous aimez partage ses problèmes avec vous, entraînez-vous à écouter plutôt qu’à offrir des conseils non sollicités. Faites-lui face, maintenez le contact visuel et restez silencieux jusqu’à ce qu’il ait fini de parler. Validez ses sentiments avec des phrases comme : « Je comprends pourquoi tu ressens cela. » Une meilleure écoute vous aidera à éviter de sauter en mode « réparateur ». Beaucoup de gens veulent simplement se sentir valorisés et entendus plutôt que de compter sur vous pour résoudre leurs problèmes.
  • Pratiquez la neutralité : Adoptez une position neutre lorsque quelqu’un partage une injustice ou un problème dans sa vie. Par exemple, si votre partenaire se plaint de la façon dont quelqu’un au travail l’a traité, essayez de ne pas devenir instantanément protecteur ou en colère contre le coupable. Rappelez-vous plutôt que chaque histoire a deux versions et que ce n’est pas votre travail ni vos affaires de régler ce problème.

Le désir de sauver les autres vient souvent d’un désir inconscient d’être sauvé de soi-même. Les codépendants ont tendance à se soucier profondément des autres, et leur empathie peut devenir leur super-pouvoir une fois qu’ils se libèrent du besoin de résoudre les problèmes d’autrui.

Si vous voulez aider les autres tout en travaillant à surmonter le complexe du sauveur, recadrez la situation ainsi : J’offre aux autres le cadeau d’être leur propre héros.

3. Battez les insécurités et renforcez la confiance avec ces rituels quotidiens

Les codépendants ont souvent des insécurités profondément enracinées qui les poussent à rechercher l’attention, l’affection et les compliments des autres. Apprendre à s’aimer soi-même peut être le sésame pour se libérer des schémas anxieux et codépendants.

Commencez à renforcer votre confiance avec ces petites habitudes quotidiennes :

  • L’habitude de validation : Chaque fois que vous vous surprenez à espérer une validation de la part de quelqu’un d’autre, utilisez cela comme une opportunité de vous valider vous-même. Par exemple, si vous avez soif de réassurance de la part de votre partenaire, profitez-en pour vous valider en disant : « Je suis important et j’ai de la valeur. » Ensuite, énumérez toutes les raisons pour lesquelles vous êtes important et précieux, comme votre unicité, votre gentillesse et vos petites manies spéciales.
  • Affirmation devant le miroir : Chaque fois que vous voyez un miroir, dites à votre reflet : « Je t’aime » ou « Tu es superbe aujourd’hui ! ». Pensez à la façon dont vous adorez tous les petits défauts de quelqu’un que vous aimez. S’il vous disait : « Je déteste mes cheveux aujourd’hui », vous pourriez même répondre par un compliment comme : « Mais j’adore tes cheveux, ils sont super ! ». Envisagez de faire cela pour vous-même.
  • Exercice « Qui a dit ça ? » : Chaque fois que vous remarquez une autocritique ou une pensée d’insécurité surgir dans votre tête, utilisez la curiosité pour trouver la racine du problème. Par exemple, si vous quittez une conversation et commencez à vous flageller en pensant : « Oh mon Dieu, j’ai eu l’air d’un idiot ; je n’aurais jamais dû dire ça. Maintenant, ils vont penser que… ». Arrêtez la pensée et demandez-vous (silencieusement ou à voix haute) : « Qui a dit ça ? ». Qui pense réellement que vous avez eu l’air d’un idiot ? Ce n’est pas l’autre personne. Ce n’est peut-être même pas vous. Vous découvrirez probablement que la voix intérieure critique n’est pas ancrée dans la réalité, et vous êtes tout à fait capable de remplacer les pensées nuisibles par des pensées aimantes comme : « Ce n’est pas vrai. Tu as fait de ton mieux et tu es toujours aimable même si tu as bafouillé. »
  • Massage d’amour de soi : Prenez votre crème hydratante préférée et allez dans un endroit calme. En massant vos pieds, dites : « J’aime mes pieds. » En massant vos jambes, dites : « J’aime mes jambes. » Portez une attention particulière aux parties de votre corps dont vous avez honte ou qui vous embarrassent. Si vous détestez vos taches de rousseur, massez la partie la plus tachetée de votre corps et dites : « Je vous aime, mes taches de rousseur. » Si vous vous sentez complexé par ce petit ventre ou la cellulite sur vos cuisses, hydratez ces zones et dites : « Je t’aime, mon ventre », « Je vous aime, mes cuisses » et « Je t’aime, ma peau ». Cela peut sembler bizarre au début, mais c’est un excellent moyen d’apprendre à accepter et à apprécier chaque partie de votre être physique. Vous pouvez même commencer par un simple câlin à vous-même si c’est trop difficile.

Vous en voulez plus ? Voici Comment s’aimer soi-même de 17 façons (même si vous ne savez pas comment faire)

4. Donnez-vous vos propres langages de l’amour

Et si toute l’énergie que vous déversez sur les autres pouvait être redirigée vers vous-même ? Beaucoup de codépendants se proclament martyrs. Ils pensent que sacrifier leurs besoins pour les autres leur vaudra d’une manière ou d’une autre l’amour qu’ils désirent.

Il est naturel de se sentir contrarié lorsque votre amour et vos efforts ne sont pas réciproques dans une relation. Au lieu de nourrir de la rancœur envers l’autre personne parce qu’elle néglige vos besoins, envisagez de canaliser plus d’énergie dans votre propre soin personnel.

L’idée des langages de l’amour a été développée par le Dr Gary Chapman pour aider les couples mariés à résoudre leurs problèmes de communication. Mais les langages de l’amour ne sont pas réservés à la romance ! Nous pouvons les utiliser pour nous aimer davantage, surtout si nous ne recevons pas l’amour ou l’attention que nous désirons des autres.

Essayez de vous offrir vos langages de l’amour les plus importants. Par exemple :

  • Votre langage de l’amour est-il les cadeaux ? Offrez-vous une petite séance de shopping dans votre magasin préféré, ou prenez le temps de créer un cadeau spécial pour votre futur vous. Vous pouvez même l’emballer !
  • Votre langage de l’amour est-il le toucher physique ? Essayez de vous serrer dans vos bras avant de dormir ou de créer une poignée de main personnelle à faire après chaque petite réussite.
  • Votre langage de l’amour est-il les moments de qualité ? Emmenez-vous en rendez-vous dans votre restaurant, cinéma, concert ou musée préféré. Habillez-vous bien, prenez des photos et faites-en une expérience spéciale. Vous pouvez aussi le faire avec un ami ou un membre de la famille avec qui vous ne vous sentez pas codépendant.
  • Votre langage de l’amour est-il les paroles valorisantes ? Affichez des post-it avec vos citations ou rappels préférés partout dans votre maison et votre voiture, là où vous pouvez les voir tous les jours.
  • Votre langage de l’amour est-il les services rendus ? Imaginez rendre service à votre futur vous. Votre moi présent n’a peut-être pas envie de faire la lessive ou de nettoyer la maison, mais votre futur moi sera tellement reconnaissant que vous lui ayez montré de l’amour en le faisant.

Chaque fois que vous aspirez à l’affection ou à l’amour de quelqu’un d’autre, retournez la situation et trouvez des moyens de vous donner cet amour à vous-même.

5. Créez des limites solides

Enfin, et ce n’est certainement pas le moins important, les limites sont l’ingrédient secret essentiel pour se libérer des relations codépendantes. Les codépendants ont tendance à laisser les gens les traiter comme ils le souhaitent parce qu’ils craignent que s’affirmer ne mène à l’abandon. Le problème est qu’en faisant cela, vous négligez vos propres besoins et vous vous trahissez vous-même pour obtenir l’approbation des autres.

Commencez à créer des limites en…

  • Respectant votre propre emploi du temps : Créez des blocs de temps spécifiquement pour vous-même et votre propre travail. Plutôt que de modifier votre emploi du temps pour répondre aux besoins des autres, restez ferme sur vos limites temporelles. Par exemple, n’annulez pas des plans avec votre meilleur ami pour un rendez-vous de dernière minute avec votre partenaire.
  • S’exprimant lorsque vous vous sentez mal à l’aise : Utilisez le « Je » pour expliquer pourquoi un commentaire ou une situation vous a fait ressentir ce que vous ressentez. Par exemple : « Je me suis senti peu apprécié quand tu as oublié de me remercier pour le cadeau que je t’ai offert. »
  • Disant « non » quand vous voulez dire « non » : La clé d’un « non » ferme est de le dire sans s’inquiéter de la réaction de l’autre personne. Ses sentiments à propos de votre « non » sont le reflet de sa propre réalité, pas de la vôtre.

Lisez notre guide complet sur Comment fixer des limites : 5 façons de tracer la ligne poliment.

Points clés à retenir : Surmonter la codépendance grâce à l’amour de soi, la réflexion et les limites

Si vos relations vous semblent incroyablement épuisantes, il y a une lumière au bout du tunnel ! L’amour de soi, la réflexion intérieure et la mise en place de limites saines pourraient être les antidotes à votre codépendance.

Au lieu de consacrer toute votre énergie aux autres, donnez la priorité à votre propre guérison en :

  • Recadrant les schémas de pensée malsains
  • Éliminant le « complexe du sauveur » et en comprenant que vous n’êtes pas responsable de la résolution des problèmes des autres
  • Renforçant la confiance en soi par des rituels quotidiens d’amour de soi et d’auto-validation
  • S’offrant ses propres langages de l’amour
  • Créant des limites solides et en apprenant à dire « non »
  • Cherchant l’aide d’un thérapeute professionnel ou d’un praticien de la santé mentale agréé

Vous voulez en savoir plus sur les relations saines et comment les cultiver ? Faites ce quiz sur Les 5 schémas relationnels : lequel êtes-vous ?

Références

Footnotes (1)
  1. link.springer.com

Partager cet article

Vous pourriez aussi aimer