Dans cet article
Il est facile de passer ses conversations à bavarder sans réfléchir et sans vraiment écouter. Voici comment arrêter de trop parler pour de meilleures interactions sociales.
Êtes-vous un parleur compulsif ? Les chercheurs en sciences sociales ont découvert que les personnes qui parlent pendant plus de 30 à 40 secondes sont perçues comme ennuyeuses ou trop bavardes.
Les personnes qui parlent trop sont connues pour :
- accaparer les conversations
- interrompre ou couper la parole aux autres
- divaguer sur des sujets non pertinents
- oublier d’écouter les autres
Que l’on vous ait dit que vous parliez trop ou que vous remarquiez que les gens essaient d’écourter leurs conversations avec vous, la surcommunication peut nuire à vos relations.
Oui, la surcommunication existe bel et bien !
Heureusement, vous pouvez vaincre cette tendance grâce à l’art de l’écoute. C’est une compétence sociale que tout le monde peut maîtriser. Grâce à ces conseils basés sur la science, vous pourrez arrêter de trop parler et devenir un meilleur interlocuteur.
Pourquoi certaines personnes parlent-elles autant ?
Certaines personnes sont naturellement bavardes, tandis que d’autres ne se rendent pas compte qu’elles parlent trop parce qu’elles sont nerveuses.
Au mieux, les grands parleurs peuvent paraître passionnés et enthousiastes. Mais dans le pire des cas, ils sont perçus comme agaçants, égocentriques, peu professionnels ou socialement inadaptés. Des chercheurs ont même découvert que les parleurs compulsifs peuvent réduire la productivité de leurs collègues.
Si vous parlez trop, ne vous inquiétez pas : ce n’est pas entièrement de votre faute — le cerveau humain a tendance à recevoir une forte dose de dopamine lorsqu’il parle de soi. Des neuroscientifiques de Harvard ont examiné le cerveau de personnes parlant d’elles-mêmes et ont découvert que cela activait les mêmes zones de plaisir que la nourriture, les drogues et le sexe.
Le bavardage excessif peut provenir de :
- L’éducation culturelle ou familiale : Selon l’histoire familiale et l’enfance, on peut être plus enclin à trop parler. Par exemple, un enfant unique avec des parents loquaces a plus de chances de devenir un adulte bavard qu’une personne ayant de nombreux frères et sœurs.
- L’insécurité : Lorsqu’on manque de confiance en soi, on peut chercher une validation ou une approbation en parlant plus souvent de soi.
- L’excès d’enthousiasme : Parfois, les gens sont simplement passionnés, et le monde a besoin de ces personnalités exubérantes ! Mais quelqu’un de surexcité par un projet ou un sujet de conversation peut ne pas remarquer qu’il dépasse les bornes dans ses digressions.
- La gêne sociale ou la nervosité : Les personnes socialement inadaptées peuvent ne pas comprendre les compétences et codes sociaux de base de leur culture. Par conséquent, elles ne perçoivent pas les signes subtils indiquant qu’elles parlent de manière excessive.
- L’égocentrisme ou le narcissisme : Ces personnes s’aiment tellement qu’elles ne se soucient pas de ce que les autres ont à dire. Les individus égocentriques manquent souvent d’empathie ou d’intérêt pour autrui.
- Le manque de conscience : Certaines personnes ne savent sincèrement pas qu’elles parlent trop. Dans leur tête, il peut sembler qu’elles parlent une quantité normale parce que personne ne leur a jamais dit le contraire.
- L’absence de perception des signaux sociaux : Quand quelqu’un ne saisit pas les signaux sociaux indiquant qu’il parle trop (par exemple, quand les interlocuteurs regardent leur montre ou n’arrivent pas à placer un mot), il peut continuer parce qu’il est inconscient du langage corporel des autres.
Quiz : Comment savoir si vous parlez trop ?
Les chercheurs en sciences sociales ont découvert que les personnes qui parlent pendant plus de 30 à 40 secondes sont perçues comme ennuyeuses ou trop bavardes. Cependant, en raison des différents contextes culturels et sociaux, une durée n’est pas toujours le meilleur moyen de savoir si vous parlez trop. Après tout, chacun a une perception différente de ce qui est “trop bavard”.
Les principaux signes d’un parleur compulsif incluent :
- Parler pendant plus de 60 à 70 % d’une conversation
- Divaguer avec des informations inutiles
- Répéter les mêmes choses encore et encore
- Ne pas réfléchir avant de parler
- Se concentrer excessivement sur vos opinions et idées (sans jamais interroger les autres)
- Interrompre les autres pendant qu’ils parlent
- Hausser la voix pour dominer les autres
- Penser à ce que vous allez dire ensuite au lieu d’écouter
- Remarquer que les autres regardent leur montre ou ont un regard vide et ennuyé
Faites ce quiz pour évaluer certaines nuances et analyser si vous parlez peut-être trop lors des conversations. Répondez aussi honnêtement que possible et rappelez-vous qu’il n’y a aucune honte à trop parler — la plupart d’entre nous l’ont déjà fait à un moment ou à un autre !
-
Laquelle de ces affirmations est la plus vraie pour vous en situation sociale ?
- A. J’écoute et je parle dans des proportions à peu près égales.
- B. J’ai du mal à rester silencieux et à écouter.
- C. J’interromps accidentellement les gens.
- D. À la fois B et C
-
Lesquels de ces signaux sociaux remarquez-vous souvent pendant que vous parlez à quelqu’un ?
- A. Ils maintiennent un contact visuel tout au long de la conversation.
- B. Ils croisent les bras ou s’agitent.
- C. Ils sourient et hochent la tête quand vous parlez, mais vous ne faites pas de même quand ils parlent.
- D. Ils regardent autour d’eux et consultent leur téléphone ou leur montre pendant que vous parlez. Ils essaient d’échapper à la conversation.
-
Un proche vous a-t-il déjà qualifié de… ?
- A. Excellent interlocuteur
- B. Moulin à paroles
- C. Égocentrique
- D. “Monsieur/Madame Je-sais-tout”
- E. Rien de tout cela
-
La plupart de vos conversations sont-elles centrées sur… ?
- A. Des intérêts mutuels, incluant des questions sur leur vie.
- B. Principalement des choses sur moi, mais un peu sur eux.
- C. Leurs intérêts et idées, mais j’ai tendance à tout ramener à moi.
- D. Moi, moi, moi ! Vos passions, vos opinions et vos expériences de vie.
-
Vous surprenez-vous régulièrement à interrompre les gens ou à parler par-dessus eux ?
- A. Non, je n’interromps pas les autres.
- B. Parfois, si je suis trop enthousiaste par ce que je vais dire ensuite.
- C. Oui, j’oublie d’écouter les autres et je réponds très rapidement.
- D. Oui, ma voix peut être forte et dominante dans une conversation.
Si vous avez une majorité de A = “Vous parlez probablement juste ce qu’il faut.” Si vous avez une majorité de B = “Il se peut que vous parliez trop dans certaines situations.” Si vous avez une majorité de C = “Vous devriez peut-être travailler vos compétences d’écoute.” Si vous avez une majorité de D = “Vous êtes probablement un parleur compulsif.”
Si vous n’êtes toujours pas sûr de parler trop ou non, il peut être utile de demander l’avis honnête d’un ami de confiance ou d’un membre de votre famille. Vous pouvez dire : “J’essaie d’améliorer mes compétences sociales et j’aimerais avoir ton avis. Penses-tu que je parle trop pendant les conversations ?“
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15 conseils concrets pour arrêter de trop parler et écouter davantage
Beaucoup de gens ne sont pas conscients du déséquilibre dans leurs conversations. Si vous pensez être un parleur compulsif, reconnaître le problème est déjà un grand pas en avant ! Il n’y a aucune raison d’avoir honte de vos conversations passées (on ne peut pas revenir en arrière). Apprenez plutôt à corriger cette habitude et à devenir un meilleur communicant grâce à ces conseils.
#1 Repérez les signes indiquant que vous parlez trop
Souvent, la raison la plus courante du bavardage excessif est simplement une mauvaise lecture des signes. Certaines personnes ne perçoivent pas les signaux sociaux et le langage corporel des autres indiquant qu’elles monopolisent la parole.
Tout le monde n’est pas assez direct pour vous dire : “Tu parles trop” ou “Je dois y aller”. Au lieu de cela, les gens utilisent généralement ces indices corporels pour vous faire comprendre subliminalement qu’ils essaient de s’échapper :
Quand vous parlez trop, les gens ont tendance à :
- Regarder leur téléphone ou leur montre
- Éviter le contact visuel
- Avoir le regard fuyant
- S’agiter (fidgeting)
- Bâiller
- S’éloigner ou reculer
- Avoir l’air ennuyé
- Tourner les pieds vers la sortie
- Tourner le buste vers la porte
- Mentionner qu’ils doivent partir bientôt
- Saisir leurs affaires
- Arrêter de répondre ou de poser des questions
Si vous vous êtes déjà senti piégé dans une conversation avec quelqu’un qui ne s’arrêtait plus de parler, vous pouvez comprendre ce que les autres ressentent avec vous. Étudiez ces 62 façons de mettre fin poliment à une conversation dans n’importe quelle situation pour mieux comprendre les indices non verbaux et verbaux utilisés pour signaler que vous parlez trop.
#2 Ajoutez un barrage
Il peut être difficile de s’arrêter de parler quand on est “lancé” sur une pensée ou une idée. Comme une voiture qui accélère sur l’autoroute, une fois l’élan pris, il devient plus dur de freiner.
Si vous vous perdez accidentellement dans vos conversations, essayez l’un de ces “barrages” auto-imposés pour ralentir votre élan :
- Interrompez-vous : Dès que vous remarquez que vous divaguez ou que vous jacassez, coupez votre propre monologue avec une phrase de transition comme “enfin bref” ou “assez parlé de ça”.
- Prenez une grande inspiration : Il est facile de s’essouffler quand on parle très vite. Une respiration lente et profonde peut recalibrer rapidement votre boussole sociale, vous évitant de partir accidentellement dans un monologue de 10 minutes. Cela donne aussi à l’autre personne le temps d’intervenir.
- Posez une question : Lorsque votre interlocuteur commence à montrer les signes cités plus haut, il est temps de lui poser une question. Si vous avez trop parlé de vous, passez-lui le micro en demandant : “Qu’en penses-tu ?” ou “Alors, comment vas-tu de ton côté ?”
- Faites une blague : L’humour peut détendre les situations gênantes. Vous pouvez toujours rire et dire : “Oups, je ne voulais pas faire la pipelette,” ou “Assez parlé de moi, et toi, quoi de neuf ?”
#3 Évitez l’intonation montante (uptalking)
Les personnes qui parlent beaucoup ont souvent tendance à transformer des affirmations en questions. Cette montée de la voix à la fin d’une phrase est une façon pour l’orateur de décourager les autres de poser des questions ou d’interrompre leur fil de pensée.
Voici une courte vidéo démontrant la différence entre une élocution normale et l’uptalk :
En linguistique, on appelle cela l’uptalk ou l’intonation montante. C’est une habitude qui fait que la fin de votre phrase ressemble à une question. Cette inflexion ascendante transforme une déclaration comme “J’aimerais beaucoup que vous examiniez mon travail.” en “J’aimerais beaucoup que vous examiniez mon travail ?”
Ce mode d’élocution peut vous faire paraître :
- Incertain
- Nerveux
- Moins confiant
- Subordonné
Bien que ces effets puissent être acceptables dans certains scénarios, l’uptalk peut aussi vous inciter à continuer de parler plus longtemps que nécessaire. Évitez-le en imaginant que vos phrases se terminent par un point final. Gardez le même ton à la fin qu’au début de votre phrase.
#4 Apprivoisez le silence
Les personnes passionnées par une conversation peuvent parler longtemps parce qu’elles ont hâte de partager leurs idées. Cependant, l’absence de silence entre vos pensées peut donner aux autres l’impression qu’ils ne peuvent pas placer un mot.
De brefs moments de silence dans une conversation ne sont pas forcément gênants. Alors que les silences gênants peuvent durer plus de 4 secondes chez les anglophones, une pause brève de 1 à 3 secondes peut avoir un impact positif sur le rythme du dialogue.
Le silence stratégique remplit plusieurs rôles cruciaux :
- Le silence vous donne plus de temps pour réfléchir avant de parler, évitant ainsi de dire quelque chose que vous ne pensez pas.
- Le silence donne l’impression que vous “digérez” ce que l’autre vient de dire.
- Un court silence peut indiquer que vous êtes à l’aise avec votre interlocuteur et que vous ne vous sentez pas pressé de combler le vide immédiatement.
- Le silence vous fait paraître plus calme et plus confiant dans vos compétences sociales.
Beaucoup de parleurs compulsifs interviennent pour partager leur point de vue immédiatement après que l’autre a fini de parler. Ou pire — ils les interrompent avant même qu’ils n’aient fini leur pensée. Ces deux comportements peuvent être évités grâce au silence stratégique.
Plutôt que de vous précipiter pour répondre, attendez quelques secondes après que quelqu’un a parlé pour laisser ses mots flotter. Prenez une grande inspiration, ou essayez de compter lentement “un, deux, trois” dans votre tête avant d’ouvrir la bouche.
#5 Posez plus de questions
Il est scientifiquement prouvé que poser des questions sur les autres vous rend plus sympathique, pourtant la plupart des gens passent 60 % de leurs conversations à parler d’eux-mêmes. Bien que parler de soi ne soit pas intrinsèquement mauvais, cela peut rebuter en société. Les parleurs compulsifs ont tendance à oublier d’interroger l’autre.
Par exemple, dans une conversation banale au travail, vous pourriez paraître trop bavard selon la façon dont vous répondez à cette question :
Collègue : “Salut ! Ton week-end s’est bien passé ?”
Vous : “C’était super ! J’ai emmené mon chien à la plage et j’ai déjeuné avec un vieil ami.”
À ce stade, un parleur compulsif pourrait entrer dans les détails de ce qu’il a ressenti, du nombre d’heures de sommeil qu’il a eues, ou d’autres informations non pertinentes dont son collègue n’a que faire. Cependant, comme vous devenez un expert en conversation, vous savez que c’est l’occasion idéale de “renvoyer la balle” avec une question.
À la fin de votre réponse, vous pouvez poursuivre par : “On est allés dans un nouveau restaurant thaïlandais délicieux qui s’appelle Lotus Flower. Tu l’as déjà testé ?” Ou simplement retourner la question : “Et toi, qu’est-ce que tu as fait ce week-end ?”
Les questions peuvent aussi servir à apporter du réconfort et à valider les sentiments de quelqu’un :
Ami : “Je me sens assez perdu depuis la rupture. C’est comme si toute ma vie avait été bouleversée, et je ne sais pas exactement quoi faire maintenant.”
Quelqu’un qui parle beaucoup pourrait saisir cette occasion pour ramener l’attention sur lui et raconter sa propre expérience de rupture. Un parleur compulsif pourrait même donner des conseils non sollicités. Au lieu de cela, poser une question peut vous faire paraître plus empathique et soucieux des sentiments de votre ami.
Vous : “Je comprends que ce soit difficile. Est-ce que tu continues à pratiquer tes loisirs préférés pour t’aider à décompresser ?”
Quel que soit le scénario, les questions sont l’un des meilleurs moyens d’exprimer de l’intérêt pour autrui et de vous empêcher de trop parler. Voici 257 questions croustillantes à poser à vos amis.
#6 Pratiquez l’écoute active
L’écoute est l’antidote le plus simple au bavardage excessif, car quelqu’un qui écoute vraiment ne peut pas parler en même temps. Beaucoup de parleurs compulsifs font l’erreur de passer leur temps d’ “écoute” à réfléchir à ce qu’ils vont dire ensuite.
Au lieu de cela, vous devriez essayer d’écouter pour comprendre plutôt que pour répondre. Pratiquez ces techniques d’écoute active aussi souvent que possible :
| Auditeur actif | Auditeur désengagé |
|---|---|
| Contact visuel soutenu | Regard fuyant |
| Ignore les distractions pour se concentrer sur l’orateur | Regarde son téléphone, la télé ou les alentours |
| Petits sons d’écoute comme “ah,” “mhm,” ou “wow.” | Silence complet ou absence de réaction |
| Signaux non verbaux comme hocher la tête ou se pencher en avant | Bras croisés, aucun mouvement ou corps détourné |
| Se souvient des détails de leurs pensées | Oublie ce qui vient d’être dit |
| Pose d’excellentes questions | Amène des sujets sans rapport montrant qu’il n’écoutait pas |
#7 Voyez la conversation comme un match de tennis
Une personne moyenne passe plus de la moitié d’une discussion à parler d’elle-même, mais un parleur compulsif peut passer jusqu’à 70 ou 80 % de la conversation à écouter le son de sa propre voix. Si vous voulez arrêter de tant parler, vous devez apprendre à équilibrer vos échanges.
Essayez d’utiliser le “dialogue match de tennis” pour maintenir un flux régulier. Dans cette analogie, la balle est comme le micro de la conversation ; elle passe équitablement d’une personne à l’autre. Le terrain représente la personne qui parle à un moment donné. Une conversation équilibrée ressemble à ceci :
- Service : Vous posez une question et envoyez la conversation dans leur camp.
- Ils répondent et vous renvoient la balle.
- Vous commentez leur réponse ou exprimez un point lié.
- Vous posez une autre question liée pour approfondir la discussion et renvoyez la balle dans leur camp.
La prochaine fois que vous vous surprenez à monopoliser l’attention, rappelez-vous de faire circuler la balle. Un équilibre 50/50 ou 60/40 du temps de parole permet de s’assurer que vous ne dominez pas accidentellement l’échange. En cas de doute, essayez de vous concentrer sur l’autre autant que possible. Cela vous fera paraître plus intéressant et poli.
“Pour être intéressant, soyez intéressé.”
— Dale Carnegie
#8 Mettez votre ego de côté
Les personnes qui coupent la parole ou parlent continuellement d’elles-mêmes peuvent être sincèrement désintéressées par les autres. Les individus égocentriques ont tendance à dominer les conversations par manque de confiance, par narcissisme ou par simple arrogance.
Mais que signifie vraiment “mettre son ego de côté” ? Cela signifie déplacer votre attention de vous-même vers la vision globale de l’interaction. Essayez de :
- Réfléchir à la manière dont vos valeurs fondamentales ou votre mission personnelle se rapportent à la conversation.
- Vous rappeler que vous n’êtes pas le centre de l’univers. Bien que vous soyez probablement très intéressant, les autres veulent aussi sentir que vous vous souciez d’eux.
- Ne pas essayer d’impressionner les autres. Travaillez à fonder votre estime de soi sur vos passions, vos convictions et vos accomplissements plutôt que sur l’opinion d’autrui.
#9 Soyez plus concis
Les parleurs compulsifs ont tendance à ajouter des informations inutiles ou sans rapport à leur discours. Ils ajoutent des mots de remplissage, des anecdotes secondaires et des répétitions qui compliquent un message simple. Cela fait perdre du temps et sème la confusion sur ce que vous essayez de communiquer.
Les meilleurs communicateurs sont concis et directs. Ils ne remplissent pas leurs phrases de “fioritures” inutiles qui nuisent au message clé. Réfléchissez à la manière dont vous pouvez utiliser le moins de mots possible pour aller droit au but sans trop expliquer la situation.
Concis : “Le projet sera terminé d’ici lundi.”
Trop de fioritures : “Je suis désolé, je ne peux pas finir le projet avant le début de la semaine prochaine parce que j’ai tellement de choses à faire en ce moment.”
Concis : “Je suis en retard.”
Trop de fioritures : “Je vais être en retard au travail parce que je me suis couché trop tard et que je n’ai pas entendu mon réveil.”
Concis : “J’ai accidentellement enfermé les clés dans la voiture. Tu as un double ?”
Trop de fioritures : “J’ai enfermé les clés dans la voiture parce que j’étais super pressé et que j’étais vraiment stressé par tout ce qui se passe au boulot. Je suis désolé, s’il te plaît ne m’en veux pas. Notre voiture devrait biper ou un truc du genre pour nous prévenir quand on laisse les clés dedans.”
#10 Évitez les mots et phrases de remplissage
Concentrez-vous sur la qualité de vos mots plutôt que sur la quantité. Les phrases de remplissage ajoutent souvent une complexité inutile. Elles peuvent vous faire paraître hésitant ou moins éloquent. Elles nuisent également à votre crédibilité et à votre confiance.
Évitez les mots de remplissage et les phrases vides ou redondantes comme :
- “Alors”
- “Afin de”
- “En gros”
- “En ce qui concerne…”
- “En fait”
- “À l’heure actuelle”
- “Dans l’éventualité où”
- “Pour la plupart”
- “Comme je l’ai déjà dit…”
- “Je voulais juste te dire…”
- “Euh”
- “Genre”
- “Juste”
- “Le fait que”
- “Inutile de dire que”
Action concrète : Enregistrez une vidéo de 2 minutes de vous-même racontant un souvenir d’enfance. Ensuite, comptez combien de mots de remplissage vous utilisez et essayez de raconter à nouveau l’histoire avec un langage plus direct.
#11 Utilisez un minuteur pour vous éclipser
Les événements de réseautage et les fêtes peuvent être problématiques pour les parleurs compulsifs car il n’y a pas de limite de temps claire. Il est facile de s’égarer dans des digressions et de perdre la notion du temps. Réglez un minuteur sur votre téléphone comme excuse pour partir avant d’entamer une conversation. La sonnerie vous rappellera de faire une pause, d’analyser la conversation et de décider s’il est temps d’y mettre fin. Deux à cinq minutes peuvent suffire pour du speed networking, tandis que cinq à dix minutes conviennent mieux à une fête. Quand le minuteur sonne, dites : “Excusez-moi, je dois y aller.”
#12 Surmontez la gêne sociale
Se sentir socialement maladroit peut amener à trop parler parce qu’on ne sait pas comment se comporter. On peut se sentir nerveux ou embarrassé par ses compétences sociales, ce qui mène à divaguer ou à trop en dire (oversharing) sur des détails sans importance.
Voici 8 signes que vous êtes socialement inadapté et comment surmonter la gêne. Les changements les plus rapides que vous pouvez faire incluent :
- Changer votre discours interne : Arrêtez de vous dire que vous êtes “celui qui est gênant”.
- Rire de vos gaffes : L’humour détend l’atmosphère dans les moments inconfortables.
- Respecter votre bulle personnelle : Si la personne à qui vous parlez recule d’un pas, vous êtes peut-être trop proche. Si elle avance, vous êtes peut-être trop loin.
- Filtrer vos paroles : Évitez de lâcher des commentaires gênants, inappropriés ou tabous en réfléchissant avant de parler.
#13 Interrompez vos impulsions avec cette astuce
Le bavardage compulsif peut devenir une mauvaise habitude que vous répétez sans y penser. Pour ne rien arranger, les parleurs compulsifs ont aussi tendance à interrompre les autres de manière impulsive. En interrompant les gens, vous envoyez clairement le message que ce qu’ils disent ne vous intéresse pas.
Selon James Clear, auteur d’ Atomic Habits, la meilleure façon de se débarrasser d’une mauvaise habitude n’est pas de la “briser” mais de créer un système qui la remplace par une meilleure.
La prochaine fois que vous ressentez l’impulsion d’interrompre ou de parler par-dessus quelqu’un, remplacez cette pulsion par :
- Le comptage : Déjouez vos pulsions en comptant silencieusement avant de parler. L’auteure de la Règle des 5 secondes, Mel Robbins, conseille de compter à rebours 5-4-3-2-1 pour interrompre les schémas automatiques de votre cerveau.
- Une grande inspiration : Il est impossible de parler pendant une inspiration profonde. Quand vous sentez que vous allez lâcher quelque chose, inspirez profondément, comptez jusqu’à 3, puis expirez et laissez l’autre personne continuer sa réflexion.
- Des excuses : Si vous avez déjà interrompu quelqu’un, remarquez-le le plus vite possible et dites : “Je m’excuse de t’avoir coupé la parole. C’est une mauvaise habitude que j’essaie de perdre. S’il te plaît, continue ce que tu disais.” À force, vous vous lasserez de vous excuser et vous vous arrêterez avant de le faire.
Regardez l’interview de Vanessa Van Edwards avec James Clear dans notre vidéo ci-dessous :
#14 N’en dites pas trop (oversharing)
Bien que la vulnérabilité soit importante pour nouer des relations, trop en dire peut nuire à votre expérience sociale. Les personnes qui parlent excessivement révèlent souvent des détails intimes qu’elles regrettent plus tard. Par exemple, si une connaissance dit : “Hé, j’ai remarqué que tu étais absent des réseaux sociaux ces derniers temps. Ça va ?”
Réponse avec déballage excessif : “Oh oui, j’ai été extrêmement déprimé après la mort de mon chien et j’ai perdu mon boulot. Maintenant, j’ai plein de problèmes de santé mentale et hormonaux, et mon psy a dit que je devrais peut-être prendre des médicaments…”
C’est ce qu’on appelle aussi le “déballage émotionnel”. Quand on est seul ou qu’on traverse une période difficile, il est naturel et sain de partager ses sentiments profonds avec des proches, mais il vaut mieux rester plus réservé avec des collègues ou des inconnus. Une réponse moins révélatrice serait :
Réponse avec limites : “Merci de l’avoir remarqué. J’avais juste besoin de faire une petite pause avec les réseaux. J’ai raté quelque chose d’important ?”
Utilisez ce guide complet sur Comment fixer des limites : 5 façons de poser des barrières poliment. Nos meilleurs conseils sont :
- Visualisez et nommez les limites de ce que vous partagerez avec les gens.
- N’ayez pas peur de dire “non” quand les autres posent des questions intrusives.
- Prenez du temps pour vous afin de réfléchir à vos limites.
#15 Posez-vous cette question cruciale
Les entreprises se demandent toujours : “comment ce produit/service sert-il mieux nos clients ?” Vous pouvez adopter le même état d’esprit dans vos interactions quotidiennes. Après tout, la communication est une transaction d’informations et de temps. Vous ne voulez pas gaspiller votre temps ni celui des autres. Avant de commencer à parler, demandez-vous :
En quoi cette conversation profite-t-elle à l’autre personne ?
Certains bénéfices d’une conversation incluent :
- Apprendre un nouveau sujet
- Montrer votre intérêt sincère ou votre soutien à un ami
- Être émotionnellement disponible pour un membre de la famille
- Établir un lien pour une future affaire commerciale
- Expliquer comment vous pouvez aider quelqu’un à atteindre son objectif
- Discuter de la résolution d’un problème
Points clés à retenir : Arrêtez de trop parler en changeant vos habitudes de conversation
En fin de compte, parler excessivement et interrompre les gens sont simplement de mauvaises habitudes. Vous pouvez les remplacer par des pratiques socialement plus acceptables, telles que :
- Respirations profondes : Stoppez vos interruptions impulsives en prenant quelques respirations profondes entre vos prises de parole. Essayez d’inspirer 3 secondes, de bloquer 3 secondes et d’expirer 3 secondes (discrètement pour ne pas perturber le flux).
- Écoute active : Utilisez le contact visuel, les hochements de tête ou des affirmations verbales pour montrer que vous écoutez. Attendez d’avoir pleinement traité ce que l’autre communique avant de formuler vos pensées.
- Signaux non verbaux : Remarquez quand les gens regardent leur téléphone, ont le regard fuyant ou détournent leur buste pendant que vous parlez. Ce sont des signes clés que vous parlez peut-être trop et qu’ils s’ennuient ou ont hâte de partir.
- Rappels par minuteur : Réglez un minuteur de 5 à 10 minutes sur votre téléphone avant d’aborder quelqu’un lors d’un événement. Quand il sonne, vous avez une excuse toute prête pour quitter la conversation en regardant votre montre ou votre téléphone et en disant : “Veuillez m’excuser.”
- Comptage : Une fois que quelqu’un a fini de parler, comptez à rebours 5-4-3-2-1 avant de commencer à parler.
La prochaine fois que vous avez du mal à vous empêcher de parler, essayez l’une de ces 62 façons de mettre fin poliment à une conversation dans N’IMPORTE QUELLE situation.
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