Dans cet article
Les réunions peuvent être terrifiantes, surtout quand on n'a pas de plan ! Apprenez à mener votre réunion sans effort et efficacement !
Les sondages suggèrent que seulement la moitié du temps de réunion semble efficace et engageante. Cela s’accumule rapidement : les réunions improductives coûtent aux entreprises américaines plus de 375 milliards de dollars par an. Par ailleurs, 71 % des cadres supérieurs affirment que les réunions sont improductives et inefficaces.
Pour la plupart d’entre nous, ce n’est pas une surprise. Sans objectif clair, sans leadership ou sans organisation, une mauvaise réunion peut s’éterniser.
Les réunions efficaces, en revanche, permettent à chacun de se sentir organisé, motivé et au clair sur ce qui doit se passer ensuite. Elles renforcent l’identité de l’équipe, stimulent la créativité et produisent des résultats concrets.
Voici comment animer une réunion qui permet réellement de faire avancer les choses — en utilisant des stratégies basées sur la recherche pour donner à votre équipe les moyens d’atteindre vos objectifs commerciaux.
Qu’est-ce qu’une réunion efficace ?
Une réunion efficace est un rassemblement structuré avec un objectif clair qui produit des résultats tangibles, des décisions ou des mesures à prendre. Elle va au-delà de la simple couverture rapide des points de l’ordre du jour — les réunions vraiment efficaces produisent des résultats sur lesquels tout le monde peut agir.
Les réunions efficaces doivent :
- Définir une identité collective et aider chaque personne à comprendre son rôle au sein de l’équipe
- Inspirer la créativité et la coopération
- Transformer les idées individuelles en solutions exploitables
- Clarifier les objectifs collectifs et les échéances afin que chaque personne voie sa part dans leur réalisation
Les humains sont programmés pour être sociaux. Depuis des milliers d’années, les gens se rassemblent en petits groupes ou lors de réunions « tribales » plus larges pour discuter de questions d’importance — des affaires à la famille en passant par la communauté.
Peu importe la place que prend la technologie dans notre vie quotidienne, les réunions restent vitales pour accomplir des visions partagées. Les réunions définissent à la fois les cadres culturels et stratégiques des lieux de travail.
Qu’elles soient à distance ou en personne, les réunions efficaces sont essentielles pour le travail d’équipe et la productivité.
Les réunions efficientes se terminent vite. Les réunions efficaces se terminent par un résultat clair et utilisable.
Tout le monde devrait repartir en sachant trois choses : quoi faire, comment le faire et pour quand c’est dû.
Guide étape par étape pour mener une réunion
Pour tirer le meilleur parti du temps que vous payez, organisez la réunion avant d’y entrer. Voici une approche étape par étape qui couvre tout, de la planification au suivi :
Étape 1 : Définir les objectifs de la réunion
Les réunions réussies ont un but précis. Sans objectif, il n’y a aucune raison de tenir une réunion.
En tant que leader, faites la différence entre les communications essentielles (qui peuvent se faire par e-mail, Slack ou téléphone) et les réunions stratégiques qui accomplissent des objectifs importants — comme la planification de projet, la résolution d’un problème, la fixation d’objectifs, la prise de décisions ou la cartographie d’un parcours client.
Il existe deux types principaux de réunions :
- Réunions de routine (ex : récapitulatifs du lundi matin, réunions d’équipe du vendredi)
- Réunions stratégiques (ex : réunions de groupe de travail, résolution de problèmes, création de plans)
Bien que chaque type se déroule différemment, les deux nécessitent un objectif. Notez vos objectifs et envoyez-les avec l’ordre du jour afin que tout le monde arrive sur la même longueur d’onde.
Soyez clair et concis avec l’objectif de votre réunion :
- Session de brainstorming pour réduire l’abandon de panier des clients
- Exploration de solutions tierces pour accroître l’efficacité du trafic de recherche en ligne
- Présentation des progrès du projet du premier trimestre et détermination des prochaines étapes
- Réunion de bilan avec les principales parties prenantes pour célébrer les victoires et identifier les opportunités d’amélioration
Si vous ne pouvez pas décrire pourquoi vous organisez une réunion en une phrase ou deux, vous n’avez probablement pas besoin de cette réunion.
L’objectif de la réunion doit inclure des termes axés sur les résultats et des buts exploitables. Il peut y avoir plusieurs buts au sein d’un objectif plus large, mais définissez-les tous pour l’équipe à l’avance.
C’est votre étoile polaire — le but directeur de la réunion.
Étape 2 : Créer un ordre du jour et envoyer les invitations
Votre ordre du jour est comme une boussole pointant vers cet objectif « étoile polaire ». Sans lui, l’équipe a l’impression d’être un navire perdu en mer.
Le temps est précieux. Un ordre du jour doit soutenir directement la progression vers vos objectifs. Le respect d’un ordre du jour démontre également un leadership efficace, ce qui renforce la confiance et le dévouement de votre équipe.
Trouvez un équilibre entre trop court (ne pas tout couvrir) et trop long (dérailler vers des tangentes hors sujet).
Exemple d’ordre du jour de réunion :
- Introduction / appel à la réunion (2 minutes)
- Examen des notes de la réunion précédente (2 min.)
- Présentation de l’objectif ou du problème en question (3 min.)
- Discussion ouverte ou session de brainwriting (10 min.)
- Rapport de l’équipe 1 (10 min.)
- Questions pour l’équipe 1 (3 min.)
- Rapport de l’équipe 2 (10 min.)
- Questions pour l’équipe 2 (3 min.)
- Mises à jour de la direction (5 min.)
- Déclarations de clôture / clarification des actions, responsabilités et échéances (5 min.)
Cet ordre du jour reflète un projet d’équipe complexe avec 10 personnes ou plus. Une équipe plus petite n’aura pas besoin d’autant de temps.
En général, les réunions ne devraient jamais durer plus de 60 minutes — les gens perdent leur concentration et leur intérêt. Restez bref et allez droit au but. Vous pouvez toujours poursuivre la discussion plus tard.
Conseil bonus pour les introvertis : Si vous avez des introvertis dans votre équipe qui ont besoin de s’exprimer, utilisez l’ordre du jour pour leur donner un temps de préparation. Les introvertis apprécient de pouvoir se préparer pour les sessions de prise de parole ou de brainstorming.
Étape 3 : Sélectionner les bonnes personnes et attribuer les rôles
Les réunions sont coûteuses et chronophages. Évitez d’inviter quiconque n’est pas nécessaire pour atteindre l’objectif de la réunion.
En même temps, assurez-vous d’avoir suffisamment de participants pour une discussion productive avec des perspectives diverses. Une bonne réunion trouve un équilibre entre la minimisation du nombre de participants et la maximisation du potentiel créatif d’un groupe.
La Harvard Business Review propose un excellent Calculateur de coût de réunion pour aider à déterminer qui doit figurer sur votre liste de participants.
Rôles clés à attribuer :
- Facilitateur : Qui dirigera la discussion et gardera les choses sur les rails ?
- Décideurs : Qui a l’autorité pour prendre les décisions finales ?
- Secrétaire de séance : Qui enregistrera les idées, les décisions et les mesures à prendre ?
- Chronométreur : Qui surveillera l’ordre du jour et signalera quand le temps imparti touche à sa fin ?
Vous animez une réunion de gestion de projet ? Demandez à une partie prenante clé de chaque département de faire un rapport. Donnez à chaque intervenant un créneau horaire strict sur l’ordre du jour.
Le secrétaire de séance est également responsable de l’envoi d’un compte rendu de réunion avec les actions, les responsabilités et les échéances convenues pendant la réunion.
Étape 4 : Animer la réunion
Une fois que tout le monde est présent, il est temps de passer à l’exécution :
Ouverture de la réunion : Pour ouvrir une séance, utilisez une déclaration claire et professionnelle : « Bonjour à tous. Commençons. L’objectif de la réunion d’aujourd’hui est [énoncer l’objectif]. »
Pour les réunions formelles utilisant les règles de Robert (Robert’s Rules of Order), le président dit : « La séance est ouverte. »
Pendant la réunion :
- Énoncez clairement l’objectif au début
- Passez brièvement en revue l’ordre du jour
- Parcourez chaque point de l’ordre du jour en respectant les limites de temps
- Encouragez la participation de tous les participants
- Utilisez la technique du « parking » pour les idées hors sujet (plus d’informations ci-dessous)
- Maintenez l’énergie avec des activités variées et de l’engagement
Étape 5 : Conclure en force avec des actions, des responsabilités et des échéances
Les réunions les plus efficaces atteignent leur point culminant à la toute fin. Avant la levée de la séance, mettez-vous d’accord sur :
- Actions : Qu’est-ce qui sera fait spécifiquement ? Quels sont les principaux livrables ?
- Responsabilités : Qui accomplira chaque action ?
- Échéances : Quand chaque élément est-il dû ? Où les gens doivent-ils rapporter leurs progrès ?
Si vous sautez cette partie, toute la réunion a été vaine. Les gens ont besoin d’une direction cristalline sur ce qu’il faut faire ensuite.
Discutez également du calendrier général de votre prochaine réunion.
Plus important encore, remerciez tout le monde d’être venu et reconnaissez leurs contributions. Terminez toujours sur une note positive.
Étape 6 : Assurer le suivi
Dans les 24 heures suivant la réunion :
- Envoyez les notes de réunion à tous les participants
- Incluez les mesures à prendre avec les responsables désignés et les échéances
- Mettez en évidence les décisions clés prises
- Notez tous les points mis en « parking » pour une discussion future
- Confirmez la date et le sujet de la prochaine réunion
Utiliser les règles de procédure de Robert (Robert’s Rules of Order)
Pour les réunions formelles — en particulier les réunions de conseil d’administration, les réunions de comité et les rassemblements organisationnels — les règles de Robert fournissent un cadre structuré pour des délibérations équitables et efficaces.
Les règles de Robert sont un guide de procédure parlementaire publié pour la première fois en 1876 par Henry Martyn Robert. Elles établissent des règles de base sur la manière dont les réunions doivent être menées, comment les décisions sont prises et comment les désaccords sont résolus démocratiquement.
Quand utiliser les règles de Robert
Les règles de Robert fonctionnent mieux pour :
- Les réunions de conseil d’administration
- Les réunions de comité
- Les assemblées générales annuelles
- Toute réunion formelle nécessitant des votes enregistrés
- Les situations où l’équité et la procédure sont primordiales
Pour les réunions d’équipe informelles ou les sessions de brainstorming, une procédure parlementaire stricte peut ralentir les choses. Utilisez votre jugement en fonction de l’objectif de la réunion.
Principes clés des règles de Robert
- Un sujet à la fois : Une seule motion peut être examinée à la fois
- Un orateur à la fois : Les membres doivent être reconnus par le président avant de parler
- La majorité l’emporte : Les décisions sont prises par un vote à la majorité
- Les droits de la minorité sont protégés : Tout le monde a la chance d’être entendu
- Tous les membres sont égaux : Chaque personne a des droits de vote égaux
Structure de base d’une réunion selon les règles de Robert
- Appel à l’ordre : Le président annonce que la réunion a commencé
- Appel nominal : Enregistrement des présences
- Lecture et approbation du procès-verbal : Examen des notes de la réunion précédente
- Rapports : Audition des dirigeants et des comités
- Affaires courantes : Traitement des points non terminés des réunions précédentes
- Affaires nouvelles : Présentation et discussion de nouveaux points
- Annonces : Partage d’informations pertinentes
- Ajournement : Clôture formelle de la réunion
Gérer les motions de réunion
Comprendre les motions est essentiel pour quiconque anime des réunions formelles. Une motion est une proposition formelle pour que le groupe prenne une mesure ou prenne une décision.
Comment faire une motion
Lorsqu’on fait une motion, on se lève (si on est en personne), on attend d’être reconnu par le président et on déclare : « Je propose que [action spécifique]. »
Par exemple : « Je propose que nous approuvions le budget marketing tel que présenté. »
Un autre membre doit alors dire : « J’appuie la motion. »
Après un appui, le président reformule la motion et ouvre la discussion. Lorsque la discussion prend fin, le président appelle au vote.
Types de motions
Motion principale : Introduit une nouvelle affaire. Exemple : « Je propose que nous embauchions un consultant pour la refonte du site Web. »
Amendement : Modifie une motion en cours d’examen. Exemple : « Je propose d’amender la motion en ajoutant “pour un montant ne dépassant pas 10 000 $”. »
Motion de dépôt (Table) : Reporte la discussion. Exemple : « Je propose de déposer cette motion jusqu’à notre prochaine réunion. »
Motion de clôture du débat (Call the Question) : Met fin au débat et force un vote. Exemple : « Je demande le vote. »
Animer une réunion avec des motions
- Un membre fait une motion
- Un autre membre l’appuie
- Le président reformule la motion
- La discussion suit (restez sur le sujet)
- Le président appelle au vote lorsque la discussion prend fin
- Les résultats sont annoncés et enregistrés
Cadres de réunion populaires : les 5 P, la règle des 10-10-10
Au-delà des règles de Robert, plusieurs cadres aident les leaders à mener des réunions efficaces.
Les 5 P des réunions efficaces
- Purpose (But) : Pourquoi nous réunissons-nous ? Quel résultat nous faut-il ?
- Participants : Qui doit être là ? (Et qui ne doit pas l’être ?)
- Process (Processus) : Comment allons-nous structurer la discussion ?
- Preparation (Préparation) : Que doivent faire les participants au préalable ?
- Payoff (Bénéfice) : Quel résultat tangible sortira de cette réunion ?
Avant chaque réunion, répondez à ces cinq questions. Si vous ne pouvez pas répondre clairement au « But » et au « Bénéfice », demandez-vous si une réunion est nécessaire.
La règle des 10-10-10
Certaines organisations utilisent la règle des 10-10-10 : les réunions doivent durer 10 minutes pour les mises à jour, 10 minutes pour la discussion et 10 minutes pour les décisions. Cela force la brièveté et l’orientation vers l’action.
La règle du 40-20-40
Un autre cadre suggère que :
- 40 % du succès d’une réunion provient de la préparation
- 20 % provient de ce qui se passe pendant la réunion
- 40 % provient des actions de suivi
Cela rappelle aux leaders que la réunion elle-même n’est qu’une partie de l’équation — la préparation et le suivi comptent tout autant.
La stratégie du « démarrage silencieux » (la méthode Amazon)
Voici une vérité surprenante : parfois, la meilleure façon de commencer une réunion est par le silence.
Chez Amazon, les réunions ne commencent pas par des bavardages ou un PowerPoint. Elles commencent par le silence. Jeff Bezos a instauré une règle célèbre selon laquelle les 20 premières minutes des réunions de haut niveau sont consacrées à la lecture silencieuse d’un mémo détaillé sur le sujet traité.
Comme Bezos l’a expliqué dans la lettre aux actionnaires d’Amazon de 2017 : « Nous ne faisons pas de présentations PowerPoint (ou toute autre présentation orientée diapositives) chez Amazon. Au lieu de cela, nous écrivons des mémos de six pages structurés de manière narrative et nous en lisons un silencieusement au début de chaque réunion dans une sorte de “salle d’étude”. »
Pourquoi cela fonctionne-t-il ? La science montre que nous lisons plus vite que nous n’écoutons.
La personne moyenne parle à environ 150 mots par minute, mais nous pouvons lire à près de 238 mots par minute. Lorsque vous forcez quelqu’un à présenter un diaporama, vous ralentissez activement le transfert d’informations.
De plus, une discussion immédiate mène souvent au biais d’ancrage. La première personne à parler pose l’« ancre » de la conversation, et tous les autres ajustent inconsciemment leurs opinions pour correspondre à ce premier commentaire.
Essayez un « démarrage silencieux » pour votre prochaine réunion stratégique :
- Rédigez un mémo de 1 à 2 pages décrivant le contexte, les données et la solution proposée
- Envoyez-le, mais partez du principe que personne ne l’a lu (car soyons honnêtes, ils ne l’ont probablement pas fait)
- Réservez les 10 premières minutes à la lecture silencieuse
- Ouvrez la discussion — vous remarquerez qu’elle est immédiatement plus profonde, plus riche et moins sujette à la pensée de groupe car tout le monde part des mêmes faits
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Arrêtez le brainstorming, commencez le « brainwriting »
Si vous voulez générer des idées, la pire chose à faire est de demander au groupe de les « lancer à la volée ».
Bien que le brainstorming ait été popularisé dans les années 1950, des décennies de recherche montrent que le brainstorming de groupe verbal est souvent défaillant en raison du « blocage de la production ». Pendant qu’une personne parle, tous les autres sont empêchés de partager. Soit ils oublient leurs idées, soit ils perdent confiance, soit ils succombent à la pensée de groupe.
Comme l’a dit le psychologue organisationnel Adam Grant dans son TED Talk sur les penseurs originaux : « La technique largement célébrée du brainstorming ne libère pas la créativité. Elle la bloque. »
La solution : le Brainwriting
Le brainwriting sépare la génération d’idées (mieux faite seul) de l’évaluation d’idées (mieux faite en groupe).
Comment animer une session de Brainwriting :
- L’amorce : Énoncez clairement le problème
- La solitude : Réglez un minuteur sur 5 minutes. Tout le monde note autant d’idées que possible — en silence — sur des post-it ou un document partagé. Interdiction de parler
- Le partage : Une fois que le minuteur sonne, affichez toutes les idées sur un tableau (physique ou numérique)
- La discussion : Maintenant, le groupe peut discuter, regrouper et voter sur les idées
En passant au Brainwriting, vous vous assurez que les extravertis ne dominent pas la parole et vous capturez le génie unique des personnes les plus calmes de la salle.
Hackez votre emploi du temps avec la loi de Parkinson
Avez-vous déjà remarqué que si vous planifiez une réunion d’une heure, elle dure exactement une heure ? Même si vous n’aviez que 20 minutes de contenu ?
C’est la loi de Parkinson en action. Comme l’a écrit l’historien britannique C. Northcote Parkinson : « Le travail s’étale de façon à occuper le temps disponible pour son achèvement. »
Si vous donnez 60 minutes à votre équipe, elle remplira inconsciemment cet espace de bavardages, de débats circulaires et de « euh » pour justifier le blocage de temps.
La solution : la stratégie du « temps bizarre »
Arrêtez de planifier des réunions à l’heure pile ou à la demi-heure. Au lieu de 30 minutes, planifiez-la pour 22 minutes. Au lieu d’une heure, faites-en 48 minutes.
- Cela attire l’attention : Lorsqu’une invitation apparaît pour 13h12, les gens le remarquent. Cela signale : « C’est précis, et chaque minute compte. »
- Cela crée de l’urgence : Une échéance plus courte et spécifique force tout le monde à se concentrer immédiatement sur l’essentiel.
- Cela permet des transitions : Terminer 10 minutes plus tôt donne à votre cerveau une période de « bascule cognitive » avant la tâche suivante, évitant ainsi l’épuisement.
Vous voulez gagner du temps ? Restez debout
Si vous voulez vraiment réduire le temps de réunion, enlevez les chaises.
Cela semble radical, mais ça marche. Une étude de l’Université de Washington a révélé que rester debout pendant les réunions augmente l’excitation du groupe et réduit les comportements territoriaux, améliorant ainsi la collaboration.
Quand nous sommes assis, nous nous installons confortablement. Nous nous posons. Nous consultons nos téléphones sous la table.
Quand nous sommes debout, nos corps sont prêts pour l’action. La recherche a montré que les groupes qui restaient debout étaient plus engagés et moins possessifs vis-à-vis de leurs idées que ceux qui étaient assis.
La règle du « Huddle » : Si la réunion est une mise à jour de statut ou un point rapide (15 minutes ou moins), faites-en une règle debout — littéralement. Enlevez les chaises de la salle ou tenez la réunion dans un couloir. Vous serez étonné de voir à quel point les gens vont plus vite à l’essentiel quand leurs jambes commencent à fatiguer.
Instaurer la sécurité psychologique pour des idées audacieuses et un véritable travail d’équipe
La collaboration ne peut se produire que lorsque les gens se sentent en sécurité et à l’aise. Comme l’explique la professeure de la Harvard Business School Amy Edmondson : « Je définirai la sécurité psychologique comme la conviction qu’il est tout à fait acceptable, et même attendu, de s’exprimer avec des préoccupations, des questions, des idées, des erreurs. »
Les réunions inefficaces permettent à une personne ou à une poignée de personnes de dominer la conversation pendant que les autres restent sur la touche.
Une excellente réunion invite à un sentiment de sécurité en accueillant les nouvelles idées et en supprimant la peur de la critique publique.
Les recherches soulignées dans la Harvard Business Review montrent que les équipes performantes favorisent la sécurité psychologique par la confiance, l’ouverture à la curiosité et l’absence de punition pour les erreurs.
Conseil de pro : Les équipes les plus productives reçoivent régulièrement des marques d’appréciation. Apprenez-en plus sur les 10 secrets de productivité incontournables des équipes performantes.
Pour mener des réunions efficaces, soyez un leader positif, collaboratif et bienveillant :
- Utilisez le renforcement positif pour reconnaître les réussites plutôt que de magnifier les lacunes
- Ne réprimandez jamais publiquement un employé devant l’équipe
- Évitez de blâmer une équipe ou un individu spécifique pour un problème — blâmer publiquement des individus érode considérablement la confiance envers un leader. Optez plutôt pour la curiosité et restez orienté vers les solutions
- Demandez du feedback. Demander du feedback augmente la confiance des gens envers leurs leaders
Créer une ambiance confortable
Les enquêtes sur le lieu de travail indiquent qu’environ un tiers ou plus des travailleurs sont mécontents de certains aspects de l’ambiance de leur bureau.
Personne ne veut se réunir dans une salle de conseil mal éclairée, froide et morne.
Créez une ambiance agréable (fenêtres ouvertes, salle décorée) ou envisagez de proposer des boissons pour aider les gens à se détendre. Des détails comme la température, la lumière, des chaises confortables et des plantes d’intérieur peuvent aider à créer des réunions plus calmes et plus efficaces.
Envisager un brise-glace
Pour les réunions où vous souhaitez encourager les liens et la créativité, essayez un brise-glace spécifiquement choisi. Vous voulez passer au niveau supérieur ? Que vous travailliez à distance ou en personne, choisir le bon outil de communication est vital pour une collaboration optimale.
Tactiques essentielles pour garder votre réunion concentrée et productive
Après toute cette planification, comment garder tout le monde sur le sujet et concentré pendant toute la durée ?
Une enquête sectorielle a rapporté que les cadres considèrent 67 % des réunions comme des échecs.
Les réunions ratées proviennent d’un manque d’objectifs clairs, d’ordres du jour mal planifiés, de mauvaises discussions, d’une équipe désengagée, ou de tout cela à la fois.
Quel que soit le problème, c’est généralement à vous, en tant que leader, de le résoudre. Gardez les participants sur la bonne voie en fixant des règles de base et en gardant les choses intéressantes.
Conseil de pro : Certaines réunions tournent au fiasco à cause d’un phénomène connu sous le nom de fatigue Zoom. Voici comment la combattre : Conseils scientifiques pour vaincre la fatigue Zoom, selon votre personnalité
Utiliser un « Parking » pour les tangentes
L’une des parties les plus difficiles de l’animation d’une réunion est de couper la parole à quelqu’un qui a une bonne idée mais qui se trouve être hors sujet. Vous ne voulez pas être impoli, mais vous ne pouvez pas non plus laisser la réunion dérailler.
Voici : Le Parking.
Il s’agit d’un espace désigné (un coin du tableau blanc, un Google Doc ou un post-it sur le mur) où vous « garez » les idées qui sont intéressantes mais pas pertinentes pour l’objectif actuel.
Quand quelqu’un commence à s’égarer sur un sujet secondaire, validez et redirigez en une phrase : « C’est un point fascinant, mais c’est en dehors de notre champ d’application pour aujourd’hui. Mettons cela dans le Parking pour ne pas l’oublier, et nous pourrons y revenir à la fin si nous avons le temps. »
Cela permet à l’intervenant de se sentir écouté (augmentant la sécurité psychologique) sans le laisser détourner l’ordre du jour.
Gérer les situations difficiles et les discussions hors sujet
Même avec la meilleure préparation, des défis surgissent. Voici comment gérer les situations difficiles courantes :
Le dominateur : Une personne monopolise la discussion. Solution : Remerciez-la pour sa contribution et dites : « J’aimerais entendre les autres. [Nom], qu’en penses-tu ? »
Le membre silencieux : Quelqu’un ne contribue jamais. Solution : Invitez-le spécifiquement : « Sarah, tu as de l’expérience dans ce domaine. Quel est ton point de vue ? »
Le conflit : Deux personnes se disputent. Solution : Reconnaissez les deux points de vue, puis redirigez : « Vous soulevez tous les deux des points valables. Concentrons-nous sur la recherche d’une solution qui réponde aux deux préoccupations. »
Le train des tangentes : La discussion ne cesse de s’écarter du sujet. Solution : Utilisez le parking de manière cohérente et dites : « Excellent point — notons-le et restons concentrés sur [point de l’ordre du jour]. »
Le retardataire : Quelqu’un arrive systématiquement en retard. Solution : Commencez à l’heure quoi qu’il arrive. Résumez brièvement quand il arrive, mais ne recommencez pas. La cohérence apprend aux gens à se présenter ponctuellement.
Vaincre le « biais de proximité » dans les réunions hybrides
Si vous avez un mélange de personnes dans la salle de conférence et de personnes sur Zoom, vous risquez un piège psychologique appelé biais de proximité.
Notre cerveau donne la priorité aux personnes que nous pouvons physiquement voir et toucher. Dans les réunions hybrides, les personnes présentes dans la salle ont naturellement plus de contacts visuels entre elles, font des blagues privées et ignorent accidentellement les têtes flottantes sur l’écran de télévision.
Les recherches de la Harvard Business Review suggèrent que jusqu’à un tiers des réunions pourraient être inutiles — et les réunions hybrides souffrent particulièrement de problèmes d’engagement.
Si vous êtes le leader, vous devez être le pont. Voici comment égaliser les chances :
- La règle du « Remote-First » : Demandez toujours l’avis des participants à distance avant de demander aux personnes présentes dans la salle. Cela signale que l’équipe à distance est une priorité, pas une réflexion après coup.
- Le système de binôme : Attribuez un « avatar » en personne pour les participants à distance. Si quelqu’un sur l’écran lève sa main numérique mais passe inaperçu, son binôme en salle peut intervenir : « Hé, je pense que Sarah a un commentaire. »
- Égalité du contact visuel : Ne regardez pas votre ordinateur portable ; regardez l’objectif de la caméra. Cela semble peu naturel au début, mais pour la personne à distance, cela ressemble à un contact visuel direct.
Conseil de pro : Vous voulez des conseils pour des appels vidéo en ligne plus engageants ? Consultez cet article : Conseils incroyables pour avoir une bonne mine sur Zoom et de meilleures vidéos
Maintenir l’engagement de votre équipe
Pour mener une réunion efficace, votre équipe doit être engagée.
Les bonnes réunions sont stimulantes et procurent de l’énergie mentale.
Voici des conseils pour mener des réunions engageantes :
- Variez votre ton et votre rythme — ne parlez pas d’une voix monotone
- Utilisez des visuels ou des diapositives sur un écran
- Gardez la réunion courte et allez droit au but
- Posez des questions périodiquement afin que les participants puissent contribuer et rester intéressés
La recherche suggère que l’utilisation de la vidéo dans les réunions à distance peut augmenter l’engagement en renforçant la présence sociale, bien qu’elle puisse contribuer à la fatigue dans certains contextes.
Faire participer les participants virtuels en posant régulièrement des questions (« Leah, pourrais-tu partager tes réflexions à ce sujet ? ») est particulièrement important dans les réunions à distance.
Animer des réunions de conseil d’administration et de comité
Les réunions de conseil d’administration et de comité nécessitent un formalisme et une documentation supplémentaires. Voici comment les mener efficacement :
Avant la réunion du conseil
- Envoyez l’ordre du jour et les documents d’appui au moins une semaine à l’avance
- Incluez les rapports financiers, les rapports de comité et tous les points nécessitant un vote
- Confirmez les exigences de quorum (le nombre minimum de membres nécessaires pour délibérer)
- Préparez toutes les motions qui seront proposées
Pendant la réunion du conseil
- Ouvrez la séance une fois le quorum établi
- Approuvez l’ordre du jour
- Examinez et approuvez le procès-verbal de la réunion précédente
- Écoutez les rapports des dirigeants et des comités
- Traitez les affaires courantes (points déposés ou reportés des réunions précédentes)
- Traitez les affaires nouvelles (nouvelles propositions, discussions, décisions)
- Fixez la date de la prochaine réunion
- Levez la séance
Bonnes pratiques pour les réunions de conseil
- Utilisez un ordre du jour global (consent agenda) pour les points de routine qui ne nécessitent pas de discussion (les membres les approuvent tous en même temps, sauf si quelqu’un demande qu’un point soit retiré pour discussion)
- Allouez des limites de temps pour chaque point de l’ordre du jour
- Assurez une documentation appropriée de tous les votes et décisions
- Envoyez le procès-verbal dans les 48 heures pendant que les souvenirs sont frais
Planification des réunions : quand se réunir
Le moment de la réunion doit être choisi en fonction de ce qui doit être fait.
La recherche montre que les tâches analytiques et les fonctions exécutives sont souvent optimales le matin pour les personnes matinales, lorsque l’activité préfrontale culmine. Cependant, la perspicacité créative peut bénéficier de moments creux.
Certaines recherches suggèrent que la résolution créative de problèmes, en particulier les intuitions, peut être meilleure à des moments creux de la journée pour certains individus — peut-être parce qu’un contrôle cognitif réduit permet une pensée plus divergente.
N’oubliez pas de tenir compte des décalages horaires (si vous êtes une équipe à distance) et de respecter les autres éléments du calendrier au sein de votre organisation.
Gardez l’ordre du jour aussi simple que possible pour maintenir l’engagement. Chaque point de l’ordre du jour doit avoir une allocation de temps spécifique afin que chacun connaisse ses contraintes pour les discussions ou les présentations.
Mini-FAQ sur les réunions
Comment mener une réunion efficacement ?
Les meilleures réunions sont très bien organisées à l’avance. Définissez un objectif clair, créez un ordre du jour et envoyez les deux avec vos invitations. N’invitez que les membres de l’équipe concernés et gardez le temps de réunion aussi court que possible pour maintenir l’engagement. Terminez chaque réunion par des actions, des responsabilités et des échéances pour que votre équipe sache exactement ce qui doit être fait.
Comment diriger une réunion ?
La direction d’une réunion doit toujours se faire dans un esprit de leadership serviteur. Approchez votre équipe avec bienveillance et créez une culture de confiance où chacun se sent en sécurité pour parler et participer. Restez positif et inspirant tout en parlant avec autorité et en vous concentrant sur les objectifs. Restez fidèle à votre ordre du jour pour respecter le temps de chacun.
Comment mener une réunion en utilisant les règles de Robert ?
Ouvrez la séance, confirmez le quorum et suivez l’ordre du jour structuré : appel nominal, approbation du procès-verbal, rapports, affaires courantes, affaires nouvelles et ajournement. Pour les décisions, utilisez le processus de motion : un membre fait une motion, un autre l’appuie, la discussion suit, puis le groupe vote.
Que dire pour ouvrir une séance ?
Le président déclare simplement : « La séance est ouverte. » Pour des contextes moins formels : « Commençons. L’objectif de la réunion d’aujourd’hui est [énoncer l’objectif]. »
Quels sont les 5 P des réunions efficaces ?
Purpose (But - pourquoi nous nous réunissons), Participants (qui doit être là), Process (Processus - comment nous structurerons la discussion), Preparation (Préparation - ce que les participants doivent faire avant) et Payoff (Bénéfice - quel résultat tangible sortira de cette réunion).
Points clés pour mener une réunion
Si vous avez été nerveux à l’idée de mener une réunion, rappelez-vous que l’essentiel du travail se fait en amont par l’organisation et la planification du calendrier.
- Définir des objectifs clairs : Sachez exactement pourquoi vous vous réunissez et quel résultat vous devez obtenir
- Créer un ordre du jour et envoyer les invitations : Donnez à chacun une feuille de route et du temps pour se préparer
- Instaurer la sécurité psychologique : Créez un environnement où chacun se sent à l’aise pour contribuer
- Sélectionner les bonnes personnes et attribuer les rôles : N’invitez que les personnes nécessaires ; désignez un facilitateur, un secrétaire et un chronométreur
- Utiliser des techniques éprouvées : Essayez les démarrages silencieux, le brainwriting, les réunions debout et la méthode du parking
- Conclure par des actions, des responsabilités et des échéances : Tout le monde doit repartir en sachant quoi faire, qui le fait et pour quand c’est dû
La plupart des réunions semblent dispersées et inutiles. Démarquez-vous en tant que leader fort en effectuant le travail préparatoire. Prêt à maîtriser les réunions ? Faites notre quiz gratuit pour découvrir votre style de leadership et obtenir des conseils personnalisés !
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