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Qu'est-ce que la perception sociale ? 12 compétences que vous devez maîtriser

Science of People 22 min
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Découvrez ce qu'est la perception sociale et pourquoi elle est cruciale dans le monde d'aujourd'hui. Apprenez les 12 compétences clés, de l'écoute active à l'intelligence émotionnelle, pour naviguer efficacement dans des dynamiques sociales complexes !

Qu’est-ce que la perception sociale ?

La perception sociale est la capacité de percevoir et de comprendre avec précision les pensées, les sentiments et les comportements des autres dans des contextes sociaux. Vous pouvez la considérer comme votre radar intégré pour les interactions humaines. La perception sociale est essentielle pour comprendre les humeurs, les motivations et même ces légers tressaillements de sourcils qui en disent plus long qu’un long discours.

Regardez notre vidéo ci-dessous pour apprendre à maîtriser la perception sociale :

Vous êtes dans une réunion d’affaires et vous sentez qu’un collègue est mal à l’aise ? C’est votre signal pour faire pivoter la conversation. Lors d’un rassemblement social, vous remarquez que quelqu’un se sent exclu ? Vous êtes celui qui peut l’intégrer harmonieusement au groupe.

La perception sociale est inestimable, que ce soit dans le monde de l’entreprise ou simplement en passant du temps avec des amis.

12 compétences de perception sociale à maîtriser

Décoder les signaux positifs vs négatifs

Les personnes socialement perceptives sont expertes pour repérer les indices et les classer par catégories. La façon la plus simple de le faire est de toujours rechercher les signaux positifs et négatifs.

Les signaux négatifs montrent un désengagement, un désaccord, une hésitation, de la nervosité ou de la tromperie. Ce sont des indices pour lesquels vous devriez prendre des notes mentales et approfondir vos recherches. Voici les 5 principaux signaux négatifs à surveiller :

  • Pincement des lèvres : Lorsque quelqu’un presse ses lèvres en une ligne dure ou les serre l’une contre l’autre, cela signifie généralement qu’il cache quelque chose ou qu’il réprime une émotion.

Un jeune garçon aux cheveux foncés, aux yeux pensifs, se mordant doucement la lèvre, montrant des fossettes. Portant un sweat à capuche noir sur un fond blanc

  • Fréquence de clignement rapide : Si quelqu’un commence soudainement à cligner des yeux rapidement, cela traduit généralement de l’anxiété. Les menteurs clignent aussi souvent des yeux rapidement lorsqu’ils essaient de traiter le mensonge dans leur tête et de le délivrer avec une fausse confiance. Attention aux clignements d’yeux soudains !
  • Signe de honte : Lorsque quelqu’un touche les côtés de son front, c’est une forme subtile de honte. Nous faisons cela pour bloquer quelque chose d’embarrassant ou dont nous ne voulons pas parler.

Un homme aux cheveux clairs et courts avec des lunettes, portant une veste sombre, tient sa main sur son front les yeux fermés, exprimant de la détresse

  • Plissement du nez : Lorsque quelqu’un plisse le nez, c’est une expression subtile de dégoût. Nous faisons cela quand nous sentons quelque chose de terrible, mais aussi quand nous entendons ou voyons quelque chose que nous n’aimons pas et qui nous met mal à l’aise.
  • Hochement de tête horizontal : Dans la plupart des cultures (sauf en Inde, en Bulgarie et au Pakistan), le hochement vertical signifie l’accord et l’intérêt, tandis qu’un hochement horizontal signifie le désaccord et le désintérêt. Surveillez les légers hochements de tête qui révèlent les sentiments réels.

Les signaux positifs montrent l’engagement, la curiosité et l’accord. Ce sont des indices que vous devriez imiter et encourager. Voici les 5 principaux signaux positifs à surveiller :

  • Inclinaison de la tête : C’est le signe universel de l’engagement.
  • Expansion posturale : Lorsque quelqu’un prend de l’espace, il ressent de la confiance ou de la fierté.
  • Inclinaison vers l’avant : Quand nous voulons interagir avec quelque chose – l’entendre, le voir, le toucher, le goûter – nous nous rapprochons. Nous faisons cela quand nous aimons quelqu’un ou quelque chose, ou quand nous entendons quelque chose avec lequel nous sommes d’accord.
  • Gestes intentionnels : Nos mains montrent souvent l’intention réelle et la compétence. Lorsque les gestes d’une personne s’alignent sur ses paroles ou les expliquent, elle croit sincèrement en ce qu’elle dit et connaît son sujet.
  • Sourire : Un sourire authentique active les yeux — cherchez les rides de la “patte d’oie” aux coins des yeux. Un faux sourire n’implique généralement que la bouche.

Notre fondatrice de Science of People, Vanessa Van Edwards, a répertorié 97 indices. Les dix ci-dessus ne sont que le début ! N’oubliez pas de vous procurer son livre sur Amazon ou Audible.

Lire les visages

Votre visage est un panneau publicitaire qui affiche vos émotions, et chaque émotion possède un ensemble unique d’expressions faciales. Mais à quel point êtes-vous doué pour les lire ?

À quoi cela ressemble :

  • Peur : Cherchez les yeux écarquillés et les sourcils levés. La bouche peut être légèrement ouverte, signalant que la personne est anxieuse ou effrayée.
  • Colère : Des yeux rétrécis et un front froncé signalent souvent la colère. La bouche peut être fermée hermétiquement et les narines peuvent se dilater.
  • Tristesse : Lorsque quelqu’un rapproche ses sourcils et fronce les sourcils, quelque chose a déclenché sa réaction de tristesse. Il est difficile de simuler la tristesse, donc vous savez presque toujours qu’elle est réelle quand vous la voyez.

Six visages en niveaux de gris, trois femmes et trois hommes, exprimant la colère, la tristesse et la peur à travers des expressions faciales distinctes.

Source

Pourquoi c’est important : Si vous repérez ces indices faciaux, vous serez plus apte à dire si quelqu’un montre des émotions authentiques. Ces compétences sont inestimables, qu’il s’agisse de désamorcer un débat houleux ou de reconnaître un véritable bonheur.

Pour aller plus loin, consultez notre article : Le guide définitif pour lire les micro-expressions faciales.

Utiliser un radar de tonalité

Selon la Harvard Business Review1, nos voix ont un impact significatif sur nos impressions et peuvent éveiller les sens et amener les autres à agir, à conclure des affaires ou à nous faire réussir des entretiens d’embauche.

Écouter attentivement les changements de voix peut révéler ce que les mots ne disent pas.

À quoi cela ressemble :

  • Une augmentation du volume indique généralement une augmentation des émotions. Celles-ci peuvent être positives ou négatives. Quand les gens sont excités ou passionnés, ils augmentent le volume. Quand quelqu’un est en colère, il crie. Prêtez attention aux changements soudains de volume pour identifier une émotion intense.
  • Les voix tremblantes indiquent généralement de la nervosité ou de l’anxiété. Si vous entendez quelqu’un l’utiliser, essayez de le mettre à l’aise ou notez ce qui le rend inconfortable.
  • Lorsque le ton d’une personne monte à la fin d’une affirmation, faisant ressembler l’affirmation à une question, cela pourrait indiquer une incertitude ou même de la malhonnêteté. C’est ce qu’on appelle l’inflexion montante (uptalk), et les personnes socialement perceptives sont excellentes pour la repérer.

Regardez notre vidéo ci-dessous pour plus d’informations :

Repérer les signes de nervosité

Être socialement perceptif signifie reconnaître quand quelqu’un est mal à l’aise et l’aider à se sentir à l’aise.

À quoi cela ressemble :

  • S’agiter : Ajuster constamment sa position assise ou sa tenue montre souvent un malaise.
  • Évitement du regard : Regarder fréquemment ailleurs peut suggérer un manque de confiance ou de la nervosité.
  • Jambes qui tremblent ou tapotement des pieds : C’est un indicateur classique d’énergie nerveuse.
  • Bégaiement ou bafouillage : Lorsque les gens sont nerveux, ils peuvent avoir plus de mal à articuler leurs pensées et pourraient commencer à bégayer ou à mal prononcer les mots.
  • Jouer avec ses cheveux ou se toucher le visage : Lorsque les gens sont nerveux, ils s’engagent souvent dans des comportements d’auto-apaisement comme jouer avec leurs cheveux ou se toucher le visage.

Comment le développer :

Que faire quand vous voyez quelqu’un présenter ces signes de nervosité ? Consultez Comment amener quelqu’un à s’ouvrir en utilisant 20 indices de langage corporel

Compétences en communication

Les compétences en communication englobent la parole, l’écriture, la présentation et la communication non verbale. Une communication efficace est cruciale pour transmettre des idées, gérer des équipes et interagir avec des clients ou des parties prenantes.

À quoi cela ressemble :

En réunion, vos points sont clairs, concis et adaptés à votre public. Vos e-mails sont faciles à comprendre et vos présentations captivent votre auditoire, facilitant une meilleure compréhension et collaboration.

Comment le développer :

  • Pratiquer la prise de parole en public : Vous êtes nerveux à l’idée de parler en public ? Bienvenue au club — j’avais peur, et pourtant j’ai donné ma première conférence TEDx. L’astuce est de pratiquer, pratiquer, et encore pratiquer. Faites-le devant un miroir, votre animal de compagnie, ou sollicitez un ami — vous finirez par prendre le coup de main.
  • Être centré sur le public : Avant de monter sur scène ou de prendre le micro, faites une petite reconnaissance sur les personnes à qui vous vous adressez. Connaître votre public vous aide à adapter votre message pour qu’il résonne juste. Assurez-vous d’utiliser le bon jargon selon les connaissances de votre public.
  • Améliorer les compétences non verbales : Pendant que vous maîtrisez l’art de la parole, n’oubliez pas les indices silencieux qui en disent long. Tenez-vous droit, maintenez le contact visuel et travaillez cette voix d’animateur radio. Croyez-moi, ce n’est pas seulement ce que vous dites, mais comment vous le dites.

Utilisez ce modèle :

“Utilisation des compétences de communication dans [Contexte spécifique], permettant d’atteindre [Résultat ou bénéfice spécifique].”

Exemple : “Utilisation des compétences de communication lors des négociations avec les clients, permettant d’obtenir une augmentation de 20 % de la valeur des contrats.”

Lire entre les lignes

Le mot écrit offre également des indices pour la personne socialement perceptive. Qu’il s’agisse d’un e-mail, d’un SMS ou d’un chat, ce qui n’est pas dit est parfois tout aussi important que ce qui l’est.

À quoi cela ressemble :

  • Surveillez les “Juste” ou “Peut-être” : Des phrases comme “Je voulais juste prendre des nouvelles” ou “Peut-être pourrions-nous discuter ?” peuvent signaler une hésitation ou une incertitude.
  • Décoder l’ambiguïté : “Je ne suis pas sûr de pouvoir aider” pourrait masquer diverses émotions. La personne est-elle nerveuse ? En colère ? Manque-t-elle de connaissances ? Une personne socialement perceptive cherchera plus de contexte.
  • Rechercher la voix passive : L’utilisation de la voix passive peut parfois indiquer un manque de confiance ou de responsabilité. Par exemple, “Le délai a été manqué” au lieu de “J’ai manqué le délai”.
  • Noter l’abus de termes modérateurs : Des mots comme “en fait”, “fondamentalement” ou “littéralement” peuvent être des mots de remplissage que les gens utilisent lorsqu’ils sont incertains ou hésitants.
  • Repérer les omissions : Parfois, il s’agit de ce qui n’est pas dit. Si un e-mail détaillant la mise à jour d’un projet omet de mentionner un élément ou une tâche clé, cela vaut peut-être la peine de creuser davantage.

Comment le développer :

Êtes-vous vous-même ambigu ? Apprendre à dire clairement ce que vous pensez peut aider à éviter toutes sortes de conflits. Lire la suite : 22 conseils pour être plus éloquent et parler plus clairement

L’écoute active

L’écoute active se concentre entièrement sur la compréhension et la réponse à un interlocuteur pendant une conversation. Ce n’est pas seulement un acte passif d’audition ; c’est un processus dynamique qui implique d’être engagé cognitivement et émotionnellement.

Une étude2 a même montré que les équipes dont les membres pratiquaient l’écoute active faisaient preuve d’une meilleure collaboration et de meilleures compétences en résolution de problèmes que celles qui ne le faisaient pas.

À quoi cela ressemble :

Pendant qu’un membre de l’équipe propose une nouvelle idée de projet, vous ne vous contentez pas de hocher la tête. Vous observez son enthousiasme, écoutez son raisonnement et posez des questions de clarification pour saisir pleinement la portée et les objectifs du projet.

Comment le développer :

  • Pratiquer la règle du 50/70 : maintenez un contact visuel 50 % du temps lorsque vous parlez et 70 % du temps lorsque vous écoutez. Trop peu de contact visuel peut sembler un désengagement, et trop peut être accablant. Cependant, gardez à l’esprit que ces pourcentages diffèrent selon le contexte. Vous voulez en savoir plus sur le langage corporel des yeux ? Consultez Comment lire la direction du regard et le comportement des gens avec 34 indices.
  • Adopter la “technique de l’écho” : en répétant les trois derniers mots d’une affirmation importante faite par l’interlocuteur, vous montrez que vous écoutez et invitez l’interlocuteur à élaborer. Par exemple, si votre collègue dit : “J’ai l’impression que nous n’atteignons pas nos objectifs”, vous pourriez répondre : “Pas atteindre nos objectifs ? Je vois ce que tu veux dire, et voici comment…” Vous pouvez même utiliser des gestes de la main magistraux pour réaffirmer ce que vous dites.
  • Poser des questions ouvertes : Personnalisez vos questions en fonction de l’expertise de l’interlocuteur. Par exemple, si vous parlez à un expert en marketing, vous pourriez demander : “Comment penses-tu que cette stratégie impacterait l’engagement des clients ?” ou “Pourrais-tu expliquer comment cela s’aligne avec notre message de marque ?” L’utilisation du jargon d’entreprise ou de concepts familiers à l’interlocuteur peut susciter des discussions plus approfondies et démontrer que vous vous engagez avec le contenu à un niveau plus profond.

Utilisez ce modèle :

“Dans [Situation], [Technique spécifique] a contribué à [Bénéfice quantifiable], comme confirmé par [Méthode de vérification].”

Après avoir mentionné la situation, la technique spécifique et le bénéfice dans ce modèle, vous ajoutez également une méthode de vérification. Cela ajoute de la crédibilité à votre affirmation en indiquant comment le bénéfice a été mesuré ou confirmé.

Exemple : “Lors des consultations clients, le questionnement ciblé a contribué à une augmentation de 20 % de la satisfaction client, comme confirmé par les enquêtes post-réunion.”

Maîtrise du langage corporel

L’art d’interpréter le langage corporel ne consiste pas seulement à repérer un tapotement de pied nerveux ou une posture confiante ; il s’agit de décoder tout un discours sans mots. La recherche3 montre que la compréhension du langage corporel peut être pivotale dans une communication réussie, impactant tout, des négociations professionnelles aux relations personnelles.

Regardez notre vidéo ci-dessous pour apprendre à lire les gens et décoder 7 indices du langage corporel :

À quoi cela ressemble :

Disons que vous êtes dans une réunion de stratégie. Alors que tout le monde est verbalement d’accord avec la nouvelle direction, vous remarquez l’agitation constante d’un membre de l’équipe, un manque de contact visuel et une posture qui semble fermée. Plutôt que d’ignorer ces signes, vous les reconnaissez comme des indicateurs d’inconfort ou de désaccord et reconnaissez non verbalement que ce membre de l’équipe n’aime pas le plan.

Comment le développer :

  • Effectuer un inventaire des gestes : Passez une heure à observer activement le langage corporel des gens autour de vous pendant divers états émotionnels. Vous pouvez le faire assis sur un banc de parc, pendant une longue réunion, ou en observant des inconnus par la fenêtre d’un café. Créez un catalogue ou un “dictionnaire du langage corporel” auquel vous référer. Cela vous permet de reconnaître des schémas et de faire des interprétations plus rapides et plus précises plus tard.

Intelligence émotionnelle

L’intelligence émotionnelle est la capacité de reconnaître, comprendre et gérer vos propres émotions et d’identifier, comprendre et influencer les sentiments des autres. Il ne s’agit pas seulement d’être “sensible” ; les personnes qui comprennent mieux l’IE peuvent mieux naviguer dans les conflits, gérer la pression et accepter les critiques.

À quoi cela ressemble :

Vous êtes dans une réunion de conseil d’administration cruciale où les tensions sont vives en raison d’un projet récemment échoué. Alors que certains membres sont visiblement contrariés, vous puisez dans votre intelligence émotionnelle pour gérer vos réactions et désamorcer la tension. Vous lisez les courants émotionnels sous-jacents dans la pièce et orientez tactiquement la conversation vers des solutions constructives plutôt que vers le blâme.

Comment le développer :

  • Exercice d’autoréflexion : Allouez 10 minutes à la fin de chaque journée de travail pour réfléchir à vos réponses émotionnelles aux événements et aux interactions. Avez-vous réagi ou répondu ? Qu’est-ce qui a déclenché certaines émotions, et comment ont-elles influencé vos actions ? Prenez des notes pour identifier des schémas.
  • Journalisation sur 365 jours : Tenir un journal est un excellent moyen d’en apprendre davantage sur vous-même et vos émotions. Commencer par 5 minutes de journalisation quotidienne avec divers thèmes peut apaiser le stress et l’anxiété. En savoir plus : Comment tenir un journal efficacement et développer une habitude quotidienne.
  • Simulation de scénarios : Engagez-vous dans des exercices de jeux de rôle qui imitent des situations de stress élevé, comme donner un feedback difficile ou gérer des conflits d’équipe. Demandez à un observateur de critiquer non seulement ce que vous dites, mais aussi comment vous gérez les émotions — les vôtres et celles des autres. Trop timide pour cela ? Essayez le jeu de rôle devant un miroir pour booster votre estime de soi.
  • Cartographie de l’empathie : Lors de la préparation d’une réunion ou d’une conversation importante, anticipez les émotions de l’autre personne. Réfléchissez à la manière dont vous pouvez répondre non seulement à ses mots, mais aussi à son état émotionnel. Il est utile de créer une carte mentale en utilisant un logiciel de mindmapping comme Xmind.
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Comment l’inscrire comme compétence professionnelle :

“Dans un scénario difficile impliquant [Événement ou interaction spécifique], utilisation de l’intelligence émotionnelle pour [Affecter/Modifier la dynamique émotionnelle], entraînant [Impact positif concret].”

Ce modèle introduit d’abord le contexte et se centre sur la dynamique émotionnelle affectée par votre intelligence émotionnelle. Il se termine en soulignant un impact positif concret qui en a résulté.

Exemple : “Dans un scénario difficile impliquant des négociations de contrat au point mort, utilisation de l’intelligence émotionnelle pour modifier la dynamique émotionnelle, aboutissant à un accord harmonieux qui a renforcé les relations clients à long terme.”

Adaptabilité

Être adaptable ne signifie pas seulement être flexible lorsque les plans changent ; il s’agit d’être constamment à l’écoute des indices sociaux et situationnels et d’ajuster votre comportement ou votre approche en temps réel. Cette conscience accrue vous permet de survivre au changement et d’y prospérer, une compétence précieuse dans l’environnement rapide d’aujourd’hui.

À quoi cela ressemble :

Supposons que vous soyez dans une réunion discutant d’un projet et que vous remarquiez que votre patron regarde continuellement l’horloge ou semble distrait. Au lieu de continuer votre présentation détaillée, vous vous adaptez en résumant les points clés pour mener la réunion à une conclusion ciblée et efficace.

Comment le développer :

  • Entraînement à la sensibilité aux indices : Passez une semaine à observer intentionnellement les indices verbaux et non verbaux dans vos interactions. Notez les cas où un changement d’approche aurait pu mener à un meilleur résultat.
  • L’exercice du pivot : Lors de votre prochaine réunion d’équipe, présentez un changement hypothétique soudain (par exemple, un nouveau concurrent entrant sur le marché). Observez à quelle vitesse les membres de votre équipe adaptent leurs idées en réponse à cette nouvelle “menace”.
  • Écoute attentive : Pratiquez les compétences d’écoute active pour capter des indices que vous pourriez habituellement ignorer. Le ton de quelqu’un a-t-il changé ? A-t-il évité le contact visuel lorsqu’un certain sujet a été abordé ? Utilisez ces indices pour adapter votre approche.
  • Boucle de rétroaction : Après des réunions ou des étapes importantes, demandez un feedback sur la façon dont vous vous êtes adapté aux indices ou aux changements. Utilisez ces informations pour affiner continuellement vos compétences d’adaptabilité.

Utilisez ce modèle :

“En réponse à [Indice ou commentaire spécifique], je me suis adapté en [Changeant d’approche/Modifiant les questions], ce qui a conduit à [Résultat ou bénéfice significatif].”

Exemple : “En réponse à l’hésitation de mon client concernant le coût, je me suis adapté en faisant pivoter la conversation pour me concentrer sur le ROI à long terme, ce qui l’a conduit à s’engager sur un contrat plus long, au bénéfice des deux parties.”

Résolution de conflits

La résolution de conflits consiste à arbitrer des différends ou des désaccords entre collègues, membres de l’équipe ou autres parties prenantes. Qu’il s’agisse d’un malentendu mineur ou d’une crise majeure, la capacité à désamorcer la situation et à parvenir à une solution mutuellement bénéfique est inestimable.

À quoi cela ressemble :

Vous vous retrouvez dans une réunion d’équipe houleuse où les opinions divergent et les tensions montent. Vous écoutez activement toutes les parties impliquées, reconnaissez les différents points de vue et guidez la conversation vers la recherche d’un terrain d’entente. Vous favorisez un environnement où toutes les voix sont entendues, désamorçant la tension et promouvant la collaboration.

Comment le développer :

  • L’écoute active dans le conflit : La prochaine fois que les esprits s’échauffent, gardez votre calme et laissez l’autre personne s’exprimer pleinement. Utilisez l’une des techniques de ce guide pour commencer : 9 conseils de résolution de conflits pour gagner un argument comme un Jedi.
  • Utiliser les énoncés en “Je” : Avant d’accuser quelqu’un d’avoir fait une erreur, changez de braquet et parlez de votre expérience. Dites quelque chose comme : “Je me suis senti ignoré pendant la réunion”, pour rendre la conversation moins agressive et plus constructive. Essayez toujours de commencer par un “Je” avant de blâmer quelqu’un d’autre.
  • Chercher une médiation : Si vous vous heurtez à un mur avec un collègue ou un projet, envisagez de faire appel à une tierce partie impartiale pour aider à régler les choses.

Utilisez ce modèle :

“Dans une situation marquée par [Conflit ou désaccord], application des compétences de résolution de conflits pour [Faciliter/Permettre une solution], menant à [Résultat spécifique].”

Exemple : “Dans une situation marquée par un désaccord d’équipe sur les directions du projet, application des compétences de résolution de conflits pour arbitrer et faciliter un compromis, menant à une réussite du projet en avance sur le calendrier.”

Conscience de soi

La conscience de soi implique de comprendre vos propres émotions, forces, faiblesses et motivations. La conscience de soi vous permet de gérer vos réactions émotionnelles et de comprendre comment elles impactent ceux qui vous entourent.

À quoi cela ressemble :

Vous réalisez que le stress déclenche des réponses émotionnelles qui pourraient entraver votre performance ou le moral de l’équipe. Au lieu de réagir de manière impulsive, vous prenez du recul pour évaluer vos émotions et répondre de manière plus calme et constructive.

Comment le développer :

  • Réfléchir régulièrement : Prenez un café (ou un thé) et réservez 10 minutes pour réfléchir à votre journée. Pensez à ces moments où vous avez assuré, et aux moments où vous auriez aimé avoir un bouton “annuler”.
  • Demander du feedback : La prochaine fois que vous terminez un gros projet ou une réunion, envoyez un message rapide à quelques collègues pour leur demander leur avis honnête. Formulez-le de manière décontractée comme : “Hé, comment penses-tu que ça s’est passé ? Quelque chose que je pourrais améliorer ?”
  • Analyse SWOT : Transformez l’analyse SWOT classique en un projet de week-end amusant. Prenez des post-it, notez ce en quoi vous excellez et là où vous trébuchez, puis réfléchissez aux prochaines étapes.

Utilisez ce modèle :

“Utilisation de la conscience de soi pour [Aborder/Reconnaître/Gérer une situation], ce qui a abouti à [Bénéfice ou résultat spécifique].”

Exemple : “Utilisation de la conscience de soi pour reconnaître que mon niveau de stress impactait la dynamique d’équipe, ce qui a abouti à la prise de mesures proactives pour gérer le stress, améliorant finalement la productivité de l’équipe de 15 %.”

Collaboration d’équipe

La collaboration d’équipe consiste à travailler efficacement avec des collègues pour atteindre un objectif commun. Une collaboration d’équipe réussie implique de la communication, du respect mutuel et une vision partagée. Les personnes socialement habiles sont très douées pour identifier et mettre en avant les forces et les faiblesses des membres de leur équipe.

À quoi cela ressemble :

Lorsqu’on vous confie un projet de groupe, vous apportez vos compétences et aidez à synchroniser les efforts de l’équipe. Vous facilitez les discussions, encouragez les membres plus discrets à exprimer leurs opinions et veillez à ce que l’équipe reste sur la bonne voie. Faites une liste de tous les membres de votre équipe et notez leurs forces et leurs faiblesses.

Nom : _____

  • Préférences de communication :
  • Forces :
  • Faiblesses :
  • Signes de langage corporel :

Comment le développer :

  • Ouvrir les canaux de communication : Prenez l’habitude de prendre régulièrement des nouvelles de votre équipe, même s’il ne s’agit que d’un appel Zoom rapide de 15 minutes ou d’un point sur Slack. Utilisez ce temps pour discuter des obstacles ou pour voir comment les choses avancent. Et tant qu’à faire, assurez-vous d’avoir le fond d’écran Zoom le plus stylé possible.
  • Noter les préférences de communication : Demandez aux membres de votre équipe comment ils préfèrent collaborer et communiquer. Préfèrent-ils la vidéo ? L’e-mail ? Le téléphone ? Veuillez noter les préférences de chaque personne et les respecter dans la mesure du possible.
  • Célébrer les petites victoires : N’attendez pas que le projet soit terminé pour déboucher le champagne. Prenez un moment pour féliciter (même virtuellement) votre équipe pour ces étapes mineures — oui, même pour ces blagues de bureau non liées au travail.

Utilisez ce modèle :

“Dans un cadre d’équipe, exploitation des compétences de collaboration pour [Atteindre un objectif spécifique], menant à [Résultat bénéfique].”

Exemple : “Dans un cadre d’équipe, exploitation des compétences de collaboration pour rationaliser le processus de conception, menant à l’achèvement du projet deux semaines avant la date prévue.”

Questions d’entretien sur la perception sociale

Lors des entretiens d’embauche, les recruteurs évaluent souvent votre perception sociale à travers des questions telles que :

Pouvez-vous décrire un moment où vous avez dû ajuster votre style de communication pour interagir efficacement avec un collègue ou un client ? Comment avez-vous fait ?

Comment répondre : En répondant à cette question, concentrez-vous sur un incident spécifique où votre approche initiale n’était pas efficace, vous incitant à pivoter. Décrivez comment vous avez reconnu le besoin de changement, puis exposez les étapes suivies pour adapter votre style.

Compétence(s) clé(s) de perception sociale : Intelligence émotionnelle et Adaptabilité. Ces compétences vous aident à réaliser que chaque individu est unique, et être assez adaptable pour changer votre style de communication est crucial.

Comment gérez-vous les conflits sur le lieu de travail ?

Comment répondre : Une approche équilibrée fonctionne le mieux ici. Expliquez comment vous évaluez d’abord la situation pour comprendre les perspectives impliquées. Ensuite, discutez de la manière dont vous l’abordez directement ou impliquez les parties concernées, toujours dans le but de trouver une résolution qui respecte tous les points de vue.

Compétence(s) clé(s) de perception sociale : Compétences en résolution de problèmes et Intelligence émotionnelle. Analyser les problèmes sous-jacents et gérer vos émotions ainsi que celles des autres est crucial dans la résolution de conflits.

Décrivez une situation où vous avez réussi à faire une médiation entre des individus ayant des opinions divergentes.

Comment répondre : Mettez en avant un scénario où vous avez agi comme intermédiaire entre des parties ayant des points de vue différents. Soulignez votre rôle dans la facilitation de la conversation, comment vous avez encouragé un dialogue constructif et la résolution finale que vous avez aidé à atteindre.

Compétence(s) clé(s) de perception sociale : Intelligence émotionnelle et Écoute active. Comprendre les nuances émotionnelles et être attentif à ce qui est dit est essentiel.

Quelles étapes suivez-vous pour comprendre les forces et les faiblesses de vos coéquipiers ?

Comment répondre : Mentionnez comment vous observez la dynamique d’équipe dans des contextes formels comme les réunions et les interactions informelles. Vous pouvez également solliciter activement le feedback d’autres membres de l’équipe et des superviseurs, et utiliser des outils comme l’analyse SWOT (Forces, Faiblesses, Opportunités, Menaces) pour une compréhension plus approfondie.

Compétence(s) clé(s) de perception sociale : Intelligence émotionnelle et Maîtrise du langage corporel. Ces deux compétences vous aideront à comprendre les indices et sentiments non dits, fournissant des informations sur les forces et faiblesses individuelles.

Pouvez-vous donner un exemple d’un moment où vous avez réussi à “lire une pièce”, et comment cela a impacté vos actions ?

Comment répondre : Décrivez une réunion ou un événement où vous avez pu ressentir l’humeur collective ou les tensions individuelles. Expliquez comment cette conscience a influencé vos actions ultérieures, qu’il s’agisse d’aborder le sujet qui fâche ou d’adapter votre présentation ou votre discours à la volée.

Compétence(s) clé(s) de perception sociale : Intelligence émotionnelle et Maîtrise du langage corporel. Être capable d’interpréter l’énergie de la pièce et le langage corporel des individus permet une prise de décision plus stratégique.

Comment évaluez-vous les besoins des membres de votre équipe sans qu’ils ne les expriment explicitement ?

Comment répondre : Discutez de la manière dont vous utilisez l’observation et l’intuition, renforcées par votre compréhension des habitudes de travail et des préférences de chaque membre de l’équipe, pour évaluer leurs besoins. Mentionnez que vous validez également ces évaluations par des conversations en tête-à-tête.

Compétence(s) clé(s) de perception sociale : Écoute active et Intelligence émotionnelle. Écouter le sous-texte et être émotionnellement à l’écoute est essentiel pour comprendre les besoins non exprimés.

Comment vous assurez-vous d’être à l’écoute des états émotionnels de vos coéquipiers ?

Comment répondre : Expliquez comment vous vous faites un point d’honneur d’engager des échanges réguliers avec votre équipe et que vous êtes ouvert au feedback. Discutez également de la manière dont vous repérez les indices non verbaux et les changements dans les habitudes de travail comme signes de l’état émotionnel d’un coéquipier.

Compétence(s) clé(s) de perception sociale : Intelligence émotionnelle et Écoute active. Surveiller continuellement le bien-être émotionnel et être prêt à écouter vous aide à rester en phase avec les états émotionnels de votre équipe.

En répondant bien à ces questions, vous démontrez votre perception sociale et montrez que vous pouvez naviguer dans des paysages sociaux complexes, un atout vital pour toute organisation.

Quel est un exemple de perception sociale ?

La perception sociale peut se manifester de diverses manières. Un exemple de perception sociale serait de remarquer qu’un collègue semble désengagé pendant les réunions d’équipe parce qu’il établit moins de contact visuel et oriente son corps à l’opposé lorsqu’une certaine personne parle. Une personne socialement perceptive pourrait reconnaître cela et prendre l’initiative de parler en privé avec ce collègue. Elle pourrait découvrir que le collègue est débordé mais hésite à s’exprimer. Elle pourrait être capable de découvrir une rancune secrète contre un autre membre de l’équipe qui peut être résolue. L’individu socialement perceptif pourrait alors aider à résoudre le problème en offrant son aide, en réorientant les charges de travail ou en informant un manager.

Pourquoi la perception sociale est-elle importante au travail ?

La perception sociale est plus qu’une simple compétence utile. C’est une nécessité dans le milieu de travail moderne. En fait, selon la Fondation Carnegie4, 85 % de la réussite financière est générée par des compétences douces (soft skills) comme la perception sociale, et seulement 15 % est due aux connaissances techniques.

Vous connaissez peut-être l’émission de télévision Shark Tank, où des multimillionnaires investissent dans des entreprises ayant des idées ou des produits fascinants. Notre équipe a analysé 495 entrepreneurs et a découvert que les compétences de perception sociale, comme le fait d’être agréable et captivant, les ont aidés à conclure un accord avec les investisseurs.

Plongeons dans les compétences interpersonnelles dont vous aurez besoin pour améliorer votre vie personnelle et professionnelle.

La perception sociale est-elle une compétence douce (soft skill) ?

Oui, la perception sociale est objectivement classée comme une compétence douce. Les compétences douces font référence aux attributs et capacités interpersonnels qui améliorent les interactions d’un individu, sa performance au travail et ses perspectives de carrière. Vous pouvez également les considérer comme une forme d’intelligence sociale.

Contrairement aux compétences dures (hard skills), qui concernent la capacité d’un individu à effectuer des tâches spécifiques, les compétences douces concernent moins ce que vous pouvez faire et plus la manière dont vous le faites. La perception sociale est particulièrement significative car elle régit la façon dont vous pouvez lire et répondre aux situations sociales, deux éléments cruciaux pour des interactions interpersonnelles efficaces.

Références

Footnotes (4)
  1. hbr.org

  2. researchgate.net

  3. scienceofpeople.com

  4. carnegiefoundation.org

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