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15 façons d'arrêter de trop en dire au travail et dans vos relations

Science of People 29 min
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Vous arrive-t-il de raconter votre vie à des inconnus ? Ces 15 stratégies vous aideront à arrêter de trop vous confier tout en créant des liens significatifs.

Le partage excessif (oversharing) — c’est une chose dont la plupart d’entre nous ont été coupables à un moment donné. Vous commencez par un commentaire innocent, et soudain, vous êtes plongé dans le récit de votre rupture difficile avec quelqu’un qui vous a seulement demandé : « Comment se passe ta journée ? »

Bien que s’ouvrir aide à créer des liens, il existe une frontière ténue entre une vulnérabilité saine et le fait d’en révéler trop, trop tôt.

Dans ce guide, vous découvrirez des stratégies éprouvées pour trouver le juste équilibre — que ce soit au travail, dans vos relations ou sur les réseaux sociaux — afin de pouvoir établir des connexions authentiques sans franchir ces frontières sociales invisibles.

Qu’est-ce que le partage excessif (oversharing) ?

Le partage excessif consiste à révéler plus d’informations personnelles qu’il n’est approprié pour une situation ou une relation particulière.

On peut trop en dire dans de nombreux contextes :

  • En personne lors de réunions de travail ou de rassemblements sociaux
  • Par e-mail ou par SMS
  • Sur les plateformes de réseaux sociaux
  • Lors de premiers rendez-vous ou au début d’une relation

Le partage excessif a généralement moins à voir avec ce que vous dites qu’avec quand, pourquoi et à qui vous le dites. Les facteurs pertinents incluent :

  • La profondeur de votre relation avec l’auditeur
  • Le contexte ou le cadre dans lequel vous partagez
  • Le niveau de confort de l’autre personne
  • Votre motivation à partager l’information

Une mauvaise lecture de ces facteurs peut transformer une auto-divulgation appropriée (qui, selon la recherche1, est extrêmement importante pour des relations interpersonnelles saines, soit dit en passant !) en un partage excessif.

Pourquoi les gens en disent-ils trop ?

Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles les gens pratiquent le partage excessif. Ils peuvent désirer créer une intimité rapidement, vouloir éviter le silence, ou simplement ne pas avoir conscience qu’ils en disent trop.

Examinons de plus près certaines des principales raisons pour lesquelles les gens font de l’oversharing.

Difficulté à lire les indices sociaux

Ceux qui ont du mal à lire les indices sociaux peuvent ne pas remarquer que la personne avec qui ils parlent commence à regarder ailleurs, à rire nerveusement ou à croiser les bras — autant de signes subtils qu’elle peut se sentir mal à l’aise.

Cette difficulté à reconnaître les indices sociaux est particulièrement courante chez les personnes présentant certaines conditions neurodivergentes. Par exemple, les personnes atteintes de TDAH peuvent manquer des signes subtils indiquant qu’elles parlent depuis trop longtemps ou qu’elles partagent trop d’informations en raison de différences dans les fonctions exécutives et l’attention.

Vous voulez maîtriser les indices subtils qui indiquent si votre partage est le bienvenu ou non ? Consultez :

Essayer d’accélérer la relation

Une raison courante du partage excessif est le désir de créer de la profondeur et une intimité émotionnelle avant que la relation ne soit prête. Cela peut souvent être lié au stress ou à la peur de ne pas être aimé par la personne.

Les premiers rendez-vous, les nouveaux collègues ou les amis communs suscitent souvent ce type de partage. L’oversharing est un moyen d’essayer de précipiter l’intimité avec quelqu’un dont on a l’impression qu’on « devrait » être proche. Dans ces cas-là, cela peut aussi être un moyen de créer de la profondeur lorsque vous ressentez de la solitude.

Différentes relations progresseront naturellement à des vitesses différentes. Cependant, la plupart des relations mettent du temps à s’approfondir. Combattez la tendance au partage excessif en reconnaissant que les relations ont besoin de temps pour construire de la profondeur et de l’intimité.

Ressentir un faux sentiment de proximité

Qu’ont en commun les prothésistes ongulaires, les coiffeurs et les chauffeurs Uber ? Ce sont des personnes avec qui vous partagez un espace intime, quel que soit votre degré de connaissance. Cela peut créer un faux sentiment d’intimité.

Lorsque quelqu’un se trouve dans votre espace personnel — qu’il coiffe vos cheveux ou peigne vos ongles — il peut être facile de mal interpréter cette proximité physique comme une proximité émotionnelle et de finir par trop en dire.

Éviter les silences gênants

Certaines personnes détestent tellement les silences gênants qu’elles feraient n’importe quoi pour les éviter — y compris pratiquer le partage excessif.

Considérant que le silence gênant déclenche réellement la partie « combat ou fuite » de notre cerveau (selon Ty Tashiro dans son livre, The Science of Why We’re Socially Awkward and Why That’s Awesome), c’est compréhensible. Mais c’est loin d’être idéal. Prenez cet exemple classique de partage excessif dans « Mon beau-père et moi » :

Envisagez de faire un vœu de silence pour vous aider à surmonter le partage excessif dû au silence gênant — nous y reviendrons dans un instant !

Souffrir d’anxiété sociale

Ironiquement, ceux qui s’inquiètent le plus de faire bonne impression finissent souvent par trop en dire à cause de leur anxiété. Des études2 montrent que lorsque vous vous sentez socialement anxieux, les systèmes de contrôle exécutif de votre cerveau — responsables du filtrage des pensées — deviennent moins efficaces.

L’anxiété crée un cercle vicieux : vous vous sentez nerveux, alors vous parlez plus pour compenser. Ensuite, vous réalisez que vous parlez trop, ce qui vous rend plus anxieux, menant à un discours encore moins filtré.

Avoir été élevé par des personnes qui en disent trop

Si le partage excessif était normalisé dans votre famille, vous pourriez même ne pas reconnaître quand vous le faites. Nos premières expériences sociales créent des schémas neuronaux puissants qui façonnent la façon dont nous interagissons avec les autres tout au long de notre vie.

Les enfants élevés dans des familles où les limites personnelles sont floues développent souvent des styles de communication qui reflètent ce schéma, ne réalisant pas que différents contextes nécessitent différents niveaux de divulgation.

Types courants de personnes qui pratiquent le partage excessif

Le partage excessif se manifeste de différentes manières selon la personne et le contexte. Voici quelques archétypes courants que vous pourriez reconnaître :

Le déchargeur de problèmes personnels

Cette personne traite les connaissances occasionnelles comme des thérapeutes, déchargeant un lourd bagage émotionnel sans grand avertissement. Elle peut décrire des détails intimes de sa relation, des conflits familiaux ou des luttes émotionnelles profondes à quelqu’un qu’elle vient de rencontrer.

Exemple : Parler à votre nouveau collègue de votre procédure de divorce en cours et de votre bataille pour la garde des enfants lors de votre premier déjeuner ensemble.

Le spécialiste du TMI (Too Much Information)

Le spécialiste du « trop d’informations » partage trop de détails sur les fonctions corporelles, des détails physiques intimes ou des informations médicales graphiques dans des contextes inappropriés.

Exemple : Décrire votre récente coloscopie en détail lors d’un dîner.

Le confesseur chronique

Cette personne se sent obligée de révéler chaque erreur, défaut ou moment embarrassant, cherchant souvent à être rassurée ou absoute par des personnes qui ne sont pas assez proches pour le faire de manière significative.

Exemple : Dire à votre patron que vous avez triché à un examen à l’université alors qu’il vous posait simplement une question sur votre parcours scolaire.

Le diffuseur sur les réseaux sociaux

Il documente chaque aspect de sa vie en ligne — des disputes de couple aux difficultés financières — sans tenir compte de son empreinte numérique ou de son public.

Fait (pas si) amusant : Des recherches récentes3 montrent que le partage excessif sur les réseaux sociaux est associé à l’anxiété, à la recherche d’attention et à une dépendance aux réseaux sociaux.

Exemple : Publier un récit de 20 paragraphes sur votre rupture amoureuse, incluant des captures d’écran de messages privés, visible par l’ensemble de vos 1 500 amis Facebook.

La personne qui en dit trop au travail

Cette personne brouille les frontières professionnelles en partageant trop de détails personnels dans le cadre du travail, ce qui met ses collègues mal à l’aise.

Exemple : Tenir régulièrement votre équipe au courant de votre vie amoureuse pendant les réunions de personnel.

Comment arrêter de trop en dire : 15 stratégies pour le travail et les relations

Posez des questions au lieu de parler de vous

L’un des moyens les plus rapides d’arrêter de trop en dire est de poser des questions et de laisser de la place aux autres pour parler d’eux-mêmes.

Ce changement de focalisation accomplit deux choses simultanément : il vous empêche de dominer la conversation et vous aide à établir un rapport en montrant un intérêt sincère. En fait, la recherche4 montre que poser des questions rend les gens plus sympathiques !

Ainsi, avant votre prochaine interaction sociale, préparez 3 à 5 questions ouvertes que vous pourriez poser. Lorsque vous remarquez que vous êtes sur le point de vous lancer dans une histoire personnelle, redirigez la conversation en posant l’une de ces questions à la place.

Conseil de pro : Veillez à ne pas mettre la pression sur quelqu’un d’autre pour qu’il partage plus qu’il n’est prêt en posant des questions trop personnelles. Commencez plutôt par des questions d’ouverture — des demandes simples qui montrent un intérêt sincère pour quelque chose que vous savez déjà sur la personne.

Par exemple :

  • Lors d’un événement de réseautage : « Quels aspects de votre travail trouvez-vous les plus gratifiants ? »
  • Avec un nouveau voisin : « Depuis combien de temps habitez-vous dans le quartier ? »
  • Avec des collègues : « Quels sont les projets qui vous passionnent en ce moment ? »

Besoin d’inspiration pour des questions ? Consultez ces amorces de conversation ci-dessous :

Identifiez vos déclencheurs de partage excessif

La conscience de soi est cruciale pour changer n’importe quelle habitude. En identifiant les situations, les émotions ou les personnes spécifiques qui déclenchent votre tendance à trop en dire, vous pouvez développer des stratégies ciblées pour maintenir des limites appropriées.

Envisagez de tenir un bref journal des incidents de partage excessif pendant deux semaines. Après chaque occurrence, notez :

  • Avec qui vous étiez
  • Où vous étiez
  • Comment vous vous sentiez émotionnellement
  • Ce qui s’est passé juste avant que vous ne commenciez à trop en dire
  • L’heure de la journée

Cherchez des schémas pour identifier vos déclencheurs spécifiques. Les déclencheurs courants incluent :

  • Se sentir socialement anxieux
  • Être entouré de certains types de personnalité
  • Consommer de l’alcool
  • Se sentir fatigué ou émotionnellement épuisé
  • Des sujets de conversation spécifiques

Conseil de pro : Une fois que vous avez identifié vos déclencheurs, créez un plan de prévention du partage excessif pour les situations à haut risque. Par exemple, si vous remarquez que vous en dites trop quand vous êtes fatigué, limitez les interactions sociales en soirée ou fixez-vous un couvre-feu personnel pour les réunions importantes.

Créez une échelle de divulgation personnelle

Toutes les informations ne nécessitent pas le même niveau d’intimité pour être partagées de manière appropriée. Créer un cadre mental pour ce qui constitue une information occasionnelle, personnelle et intime peut vous aider à évaluer si quelque chose est approprié à partager dans un contexte donné.

Essayez de catégoriser les informations sur une échelle de 1 à 5 :

  1. Informations publiques - Faits que n’importe qui pourrait connaître (votre nom, votre profession)
  2. Informations occasionnelles - Préférences ou expériences générales (films préférés, lieux de vacances)
  3. Informations personnelles - Vos valeurs, vos croyances et vos défis généraux
  4. Informations privées - Difficultés personnelles spécifiques, détails de relation
  5. Informations intimes - Expériences profondément personnelles, traumatismes, secrets

Avant de partager, évaluez rapidement à quel niveau l’information appartient, puis demandez-vous si votre relation avec l’auditeur correspond à ce niveau d’intimité.

Conseil de pro : En règle générale, tenez-vous-en aux niveaux 1 et 2 avec les connaissances, aux niveaux 1 à 3 avec les amis, et réservez les niveaux 4 et 5 pour les amis proches, la famille ou les thérapeutes.

Faites une pause et réfléchissez

Le partage excessif se produit souvent lorsque nous parlons sans filtrer nos pensées. Mettre en œuvre une brève pause avant de parler peut créer l’espace mental nécessaire pour évaluer ce que vous allez dire.

Entraînez-vous à prendre une profonde inspiration avant de répondre à une question ou de vous lancer dans une histoire. Pendant cette pause, demandez-vous rapidement : « Cette information est-elle pertinente, appropriée et utile à partager dans ce contexte ? »

Conseil de pro : Si quelqu’un vous pose une question à laquelle vous ne savez pas répondre sans trop en dire, essayez de dire : « C’est une question intéressante. Laisse-moi y réfléchir un instant. » Cela vous donne le temps de formuler une réponse qui ne révèle que ce que vous êtes à l’aise de partager.

Attendez avant de cliquer sur « Envoyer »

Le partage excessif numérique peut avoir des conséquences encore plus durables que le partage verbal car il en reste une trace permanente. Imposer une période d’attente obligatoire avant d’envoyer des messages personnels peut prévenir les divulgations impulsives.

Étape d’action : Si vous partagez quelque chose de personnel par SMS ou par e-mail, rédigez votre message, puis mettez-le de côté pendant au moins une heure (ou toute une nuit pour un contenu plus sensible) avant de l’envoyer. À votre retour, lisez-le du point de vue du destinataire et demandez-vous :

  • Serais-je à l’aise si ce message était partagé avec d’autres ?
  • Comment me sentirais-je si je recevais ce niveau d’informations personnelles ?
  • Est-ce que cela renforce ou risque de fragiliser notre relation ?

Envisagez d’envoyer une capture d’écran à un ami de confiance avant de partager quelque chose dont vous n’êtes pas sûr, en lui demandant s’il pense que vous en dites trop.

Apprenez à détourner la conversation

Apprendre à réorienter en douceur les conversations loin des sujets qui pourraient vous amener à trop en dire est une compétence inestimable. Cela vous permet de maintenir l’engagement sans révéler plus que ce que vous êtes à l’aise de partager.

Pratiquez ces techniques de redirection :

  • Le pont : Reconnaissez la question, puis redirigez (« C’est une question intéressante sur mes antécédents familiaux. Cela me rappelle quelque chose que j’ai lu sur la façon dont les diverses influences culturelles façonnent les perspectives des gens. Avez-vous déjà étudié différentes cultures ? »)
  • Le boomerang : Retournez une question similaire mais moins personnelle (« Je suis encore en train de définir mon parcours professionnel. Et vous ? Comment avez-vous choisi votre domaine ? »)
  • La déviation légère : Utilisez l’humour pour esquiver en douceur (« Ma vie amoureuse ? C’est comme une émission de télé-réalité que personne ne regarderait ! En parlant d’émissions, en avez-vous vu de bonnes récemment ? »)

Conseil de pro : Les échanges pleins d’esprit sont un excellent moyen d’alléger une conversation qui s’oriente vers un terrain où vous pourriez trop en dire. Par exemple, si quelqu’un pose une question indiscrète comme : « Pourquoi ta dernière relation s’est-elle terminée ? », vous pourriez répondre par quelque chose de ludique comme : « J’attends toujours l’adaptation du scénario pour comprendre ça ! » avant de changer de sujet.

Adoptez le principe du « besoin de savoir »

Emprunté aux pratiques de sécurité de l’information, le principe du « besoin de savoir » suggère que l’information ne doit être partagée qu’avec ceux qui en ont réellement besoin pour remplir leur rôle dans votre vie.

Étape d’action : Avant de partager des informations personnelles, demandez-vous :

  • Cette personne a-t-elle besoin de cette information spécifique ?
  • À quoi sert ce partage ?
  • Est-ce que je partage pour l’aider ou pour m’aider moi-même ?

Par exemple, votre patron a besoin de savoir si vous avez besoin d’un congé pour un rendez-vous médical, mais n’a pas besoin des détails spécifiques de votre état de santé. Un ami a besoin de savoir que vous traversez une rupture s’il vous apporte un soutien émotionnel, mais n’a pas besoin de chaque détail de ce qui s’est mal passé.

Pratiquez l’écoute active

Beaucoup de gens en disent trop parce qu’ils sont concentrés sur ce qu’ils veulent dire plutôt que d’ écouter vraiment l’autre personne. Déplacer votre attention vers l’écoute active empêche non seulement le partage excessif, mais améliore également la qualité de vos conversations.

Lors de votre prochaine conversation, mettez-vous au défi d’écouter plus que vous ne parlez. Concentrez-vous complètement sur ce que l’autre personne dit plutôt que de planifier votre réponse. Posez des questions de suivi réfléchies basées sur ce qu’elle a partagé plutôt que de rediriger vers vos propres expériences.

Conseil de pro : Si vous souffrez de TDAH et que vous trouvez que l’écoute active est difficile, essayez de prendre de brèves notes mentalement ou physiquement. Cela peut vous aider à rester engagé sans ressentir le besoin de partager immédiatement vos pensées.

Créez des limites pour le partage sur les réseaux sociaux

Les plateformes de réseaux sociaux sont conçues pour encourager le partage, ce qui les rend particulièrement dangereuses pour ceux qui ont tendance à trop en dire. Créer des directives personnelles claires sur ce que vous publierez ou non peut vous aider à maintenir des limites appropriées en ligne.

Étape d’action : Développez une politique personnelle pour les réseaux sociaux en vous demandant :

  • Serais-je à l’aise si mon patron/mes parents/mes futurs enfants voyaient cette publication ?
  • Cette information pourrait-elle être utilisée contre moi à l’avenir ?
  • Est-ce que je partage cela pour attirer l’attention ou pour obtenir une validation ?
  • Partagerais-je cette information en personne avec le même public ?

Envisagez de mettre en œuvre une règle de délai de publication — écrivez d’abord vos publications dans une application de notes, puis attendez 24 heures avant de décider de les publier réellement.

Désignez des espaces de partage sûrs

Plutôt que d’éliminer entièrement le partage personnel (ce qui peut être malsain), désignez des contextes appropriés pour une divulgation plus profonde. Cela vous permet de vous exprimer de manière authentique tout en maintenant des limites dans d’autres situations.

Conseil de pro : Identifiez 2 ou 3 « espaces sûrs » pour un partage personnel profond, tels que :

  • Séances de thérapie
  • Rencontres avec des amis proches
  • Groupes de soutien
  • Écriture d’un journal
  • Membres de la famille de confiance

Lorsque vous ressentez l’envie de trop en dire dans des contextes inappropriés, rappelez-vous que vous avez des moments et des lieux dédiés où ces pensées peuvent être exprimées.

Remplacez le partage excessif par une vulnérabilité constructive

Toute divulgation personnelle n’est pas un partage excessif. La vulnérabilité constructive — partager des réflexions personnelles appropriées qui créent un lien authentique — est saine et importante pour les relations. La clé est d’apprendre la différence.

Étape d’action : Entraînez-vous à remplacer le partage excessif par une vulnérabilité constructive en :

  • Partageant des sentiments plutôt que des détails explicites (« J’ai traversé une période difficile » vs un récit détaillé de vos problèmes)
  • Se concentrant sur les leçons apprises plutôt que sur les incidents (« Cette expérience m’a appris à valoriser la transparence » vs partager chaque détail de l’expérience)
  • Partageant vos forces aux côtés de vos luttes (« Je travaille sur un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée et j’ai fait des progrès en fixant ces limites… »)

Essayez un régime d’information temporaire

Si le partage excessif est devenu une habitude profondément ancrée, vous pourriez bénéficier d’une période de réinitialisation temporaire où vous pratiquez une retenue extrême dans ce que vous partagez. Cela peut aider à briser le schéma et vous donner un nouveau départ avec des limites plus saines.

Étape d’action : Relevez le défi d’un « régime d’information » d’une semaine où vous :

  • Ne partagez que les informations nécessaires au travail
  • Vous abstenez de publier du contenu personnel sur les réseaux sociaux
  • Limitez les divulgations personnelles dans les conversations informelles
  • Vous concentrez sur le fait de poser des questions plutôt que de parler de vous

Après la semaine, réintroduisez progressivement le partage personnel tout en maintenant votre nouvelle conscience des limites.

Utilisez le cadre THINK avant de partager

Le cadre THINK (Penser) fournit une liste de contrôle mentale rapide avant de partager des informations personnelles :

  • True (Vrai) : Ce que je m’apprête à partager est-il factuellement exact ?
  • Helpful (Utile) : Le partage de cette information sert-il un but ?
  • Inspiring (Inspirant) : Cette information va-t-elle élever ou encourager les autres ?
  • Necessary (Nécessaire) : Cela doit-il être dit maintenant ?
  • Kind (Bienveillant) : Le partage de cette information est-il prévenant envers toutes les personnes concernées ?

Étape d’action : Affichez ce cadre dans un endroit visible pour vous en souvenir, comme un post-it sur votre ordinateur ou une note dans votre téléphone. Avant de partager, passez en revue chaque lettre du cadre pour déterminer si votre divulgation passe le test.

Développez un mantra personnel pour les situations à haut risque

Avoir une phrase ou un mantra préparé peut vous aider à résister à l’envie de trop en dire dans les moments où vous êtes le plus vulnérable. Cela crée une réponse automatique qui vous donne le temps de reconsidérer.

Étape d’action : Créez un mantra personnel qui résonne en vous, tel que :

  • « Moins, c’est mieux »
  • « Je peux écouter sans avoir à partager »
  • « Mon histoire est précieuse et mérite le bon public »
  • « Je n’ai pas besoin de combler chaque silence »

Répétez ce mantra pour vous-même lorsque vous ressentez l’impulsion de trop en dire. Cela crée une pause qui peut interrompre le comportement automatique de partage excessif.

Recherchez un soutien professionnel si nécessaire

Pour certaines personnes, le partage excessif est lié à des schémas psychologiques plus profonds qui peuvent bénéficier de conseils professionnels. Si vous constatez que votre tendance à trop en dire cause des problèmes importants dans vos relations ou votre carrière, envisagez de travailler avec un thérapeute.

Note importante : Bien que ce guide fournisse des conseils basés sur la science pour acquérir de meilleures habitudes, il ne doit pas être considéré comme un avis médical. Les stratégies de cet article fonctionnent mieux lorsqu’elles sont combinées à un soutien professionnel approprié si nécessaire. Vous pouvez trouver des thérapeutes qualifiés via l’annuaire de Mental Health America.

Quelle est la différence entre l’authenticité et le partage excessif ?

Dans notre culture de « transparence radicale » et d’ouverture sur les réseaux sociaux, il peut être difficile de distinguer l’authenticité saine du partage excessif problématique. Pourtant, comprendre cette distinction est crucial pour établir des liens authentiques tout en maintenant des limites appropriées.

Le spectre Authenticité-Partage excessif

L’authenticité est honnête et vulnérable ; le partage excessif submerge quelqu’un qui n’est pas préparé avec beaucoup d’informations personnelles — ou consiste à partager plus que ce que vous aviez l’intention de faire.

Il peut y avoir une idée fausse selon laquelle pour être authentique, vous devez partager des détails intimes avec tous ceux qui vous le demandent. Mais ce n’est pas toujours le cas.

Dans son livre Daring Greatly, Brené Brown écrit : « Utiliser la vulnérabilité n’est pas la même chose qu’être vulnérable ; c’est le contraire — c’est une armure. » En d’autres termes, parfois ce qui ressemble à de l’ouverture est en fait un mécanisme de défense ou un moyen de chercher une validation.

Exemples d’authenticité vs partage excessif

Explorons la différence entre la vulnérabilité authentique et le partage excessif à travers quelques scénarios :

1er scénario : Jean et son partenaire ont décidé de faire une pause après un an de relation. Ils tiennent toujours l’un à l’autre mais ont besoin de prendre du recul pour déterminer s’ils veulent continuer à s’investir dans cette relation.

Une semaine après le début de la pause, Jean croise un vieil ami de lycée à l’épicerie. Ils étaient proches mais ont perdu le contact et ne se sont pas vus depuis des années. Après avoir discuté un moment, son ami lui demande si elle voit quelqu’un en ce moment.

Partage excessifAuthentique
« Je n’en ai aucune idée, honnêtement. Je sors avec ce gars génial depuis un an, mais il n’est pas aussi motivé que je le voudrais. J’ai l’impression de toujours devoir lui demander de prendre l’initiative. Mais il est super pour me soutenir, ce que j’apprécie vraiment. Nous sommes actuellement en pause, et je ne sais pas trop ce que je veux à ce stade. Je veux être avec lui, mais je veux aussi qu’il prenne plus d’initiatives et qu’il soit plus performant. »« Merci de demander. Si je suis honnête, je suis dans une situation un peu compliquée en ce moment avec mon partenaire. Cela m’apprend beaucoup sur moi-même, ce qui est super précieux ! Et toi ? Tu vois quelqu’un en ce moment ? »

Remarquez comment dans la deuxième option, Jean a été transparente, mais elle n’est pas tombée dans le partage excessif. Elle s’en est tenue à quelques détails puis a retourné la question à son ami.

2ème scénario : Le grand-père de Matt a eu un AVC, et Matt veut lui rendre visite et l’aider à se rendre à quelques rendez-vous médicaux.

Matt est un étudiant qui doit rendre un travail de recherche cette semaine-là et il essaie de rédiger un e-mail pour demander une prolongation. Il n’est pas particulièrement proche de ce professeur, mais il essaie de trouver un équilibre entre en dire assez pour qu’il comprenne et ne pas trop en dire.

Partage excessifAuthentique
« Bonjour Monsieur le Professeur, je viens d’apprendre par ma mère que son père a eu un AVC aujourd’hui. Je viens de réserver un vol pour lui rendre visite la semaine prochaine, afin de pouvoir le conduire à ses rendez-vous médicaux et passer du temps avec lui. Je me demandais s’il serait possible pour moi d’avoir une prolongation pour le travail à rendre la semaine prochaine ? Une grande partie des recherches que je prévoyais de citer se trouve à la bibliothèque, et je ne suis pas sûr de pouvoir écrire le travail puisque je serai hors de la ville. »« Bonjour Monsieur le Professeur, je vous écris pour vous demander s’il serait possible d’obtenir une prolongation pour le travail de recherche à rendre la semaine prochaine. Je dois quitter la ville soudainement pour des raisons familiales personnelles. N’hésitez pas à me faire savoir si vous avez besoin de plus d’informations pour prendre votre décision. Merci de votre considération. »

Remarquez que dans le deuxième e-mail, Matt est allé droit au but sur la raison pour laquelle il écrit à son professeur. Cela a démontré du respect pour le temps de son professeur. Matt a également montré une volonté de partager davantage avec son professeur s’il en avait besoin, sans déverser toutes les informations médicales de son grand-père à l’improviste.

Différences clés entre l’authenticité et le partage excessif

Voici un tableau de référence pratique soulignant les différences entre l’authenticité et le partage excessif :

AuthenticitéPartage excessif
Divulgation intentionnelleRévélation impulsive
Sert un butSert souvent l’insécurité
Tient compte du confort de l’auditeurDonne la priorité à votre besoin de vous exprimer
Crée une connexion mutuellePeut créer un malaise ou de la distance
Révèle une vulnérabilité appropriéeEn révèle trop, trop tôt
Établit la confiance progressivementTente de forcer l’intimité
On se sent à l’aise après coupSouvent suivi de regrets

Apprendre à être authentique sans trop en dire est un exercice d’équilibre qui demande de la pratique, mais cela en vaut la peine ! La véritable authenticité crée des liens plus profonds que le partage excessif ne le pourra jamais.

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Quand le partage excessif devient nocif

Les gens peuvent utiliser le partage excessif comme une forme de fausse vulnérabilité. Cela peut être un moyen d’essayer de construire une intimité sans profondeur relationnelle.

Ils peuvent également utiliser le partage excessif comme un moyen de « tester » comment les gens réagiront à quelque chose de difficile ou de douloureux qu’ils ont vécu. Ce test est rarement une base solide pour une connexion authentique.

Par exemple, si vous avez du mal à vous sentir aimé, vous pouvez raconter à une nouvelle connaissance de nombreux détails personnels sur vos parents. Cela pourrait être un moyen de « tester » sa réaction — va-t-elle vous « donner raison » et s’éloigner émotionnellement de vous, ou va-t-elle vous « affirmer » et être frustrée par vos parents ?

Brené Brown compare le partage excessif à un projecteur. C’est accablant et cela laisse l’auditeur cligner des yeux sous la lumière trop puissante.

Les conséquences réelles du partage excessif

Le partage excessif peut avoir des impacts sérieux sur votre vie personnelle et professionnelle :

Conséquences sociales

  • Créer un malaise qui pousse les autres à vous éviter
  • Construire des relations basées sur une intimité inappropriée plutôt que sur une connexion authentique
  • Se forger une réputation de personne manquant de discrétion
  • Rendre difficile pour les autres le respect de vos limites
  • Créer des chaînes de commérages lorsque les informations partagées se propagent au-delà des destinataires prévus

Conséquences professionnelles

  • Nuire à votre réputation professionnelle
  • Brouiller les limites de travail appropriées
  • Limiter les opportunités d’avancement de carrière
  • Créer des dynamiques de pouvoir maladroites, en particulier avec les superviseurs
  • Violer potentiellement les politiques de confidentialité du lieu de travail

Conséquences numériques

  • Créer une trace permanente qui peut affecter les opportunités futures
  • S’exposer à des risques de sécurité potentiels
  • Fournir des informations qui pourraient être utilisées pour l’usurpation d’identité
  • Créer du contenu qui peut refaire surface à des moments inopportuns
  • Nuire à votre réputation numérique auprès des employeurs, des partenaires romantiques ou d’autres personnes

Conséquences psychologiques

  • Vivre une « gueule de bois de vulnérabilité » après en avoir trop dit
  • Créer des schémas de recherche d’approbation
  • Éviter une réflexion personnelle plus profonde en externalisant constamment ses pensées
  • Développer des schémas d’attachement malsains dans les relations
  • Se re-traumatiser potentiellement en partageant des expériences sensibles dans des contextes peu sûrs

Comment savoir si vous en dites trop

Il peut être difficile de remarquer que vous en dites trop en temps réel, mais certains indices contextuels peuvent vous aider à voir et à réorienter la conversation avant d’être allé trop loin.

Signes physiques chez les autres indiquant que vous en dites trop

L’un des meilleurs moyens de réaliser que vous en dites trop est d’observer les réactions de ceux qui vous entourent. Surveillez ces indices non verbaux qui peuvent indiquer un malaise :

  • Diminution du contact visuel ou regard fuyant
  • Recul ou création d’une distance physique
  • Bras ou jambes croisés (langage corporel fermé)
  • Vérification répétée du téléphone ou de la montre
  • Réponses brèves et polies uniquement
  • Rires nerveux ou sourires forcés
  • Agitation ou manipulation d’objets
  • Recherche de sorties ou d’autres personnes pour rejoindre la conversation

Questions d’auto-réflexion

Une autre façon de repérer le partage excessif est de réfléchir. Voici quelques questions à vous poser qui pourraient indiquer une tendance à trop en dire :

Détestez-vous les discussions futiles (small talk) ? Si vous n’aimez vraiment pas les discussions futiles, vous pourriez avoir envie de vous lancer dans des sujets de conversation personnels plus rapidement qu’il n’est approprié. Bien que le small talk puisse devenir fastidieux si vous n’allez jamais au-delà, apprenez à apprécier les petites plaisanteries et à trouver des points communs avec quelqu’un d’autre.

Avez-vous l’impression d’avoir besoin d’être compris par tout le monde ? La plupart des gens veulent se sentir compris, mais vous franchissez peut-être les limites et en dites trop si vous avez besoin que votre collègue prenne votre parti dans la dispute que vous avez eue avec votre conjoint le week-end dernier.

Racontez-vous beaucoup d’histoires personnelles ? Les histoires personnelles peuvent être un excellent moyen de partager un rire avec quelqu’un ou de lui laisser entrevoir votre vie privée. Vous ne voulez pas arrêter complètement de partager des histoires, mais savoir quelles histoires sont utiles et pertinentes pour une situation donnée est une bonne chose. Faites attention si les autres partagent également des histoires personnelles ou si vous êtes le seul. Cela peut être un indicateur utile pour savoir si vous en dites trop.

Êtes-vous toujours en train de planifier ce que vous allez dire ensuite ? Lorsque vous avez une conversation, il peut être facile de commencer à planifier votre prochaine histoire ou votre prochain commentaire dans votre tête. Le problème est que cela ne laisse pas de place pour être un bon auditeur. Entraînez-vous à être pleinement engagé dans ce que l’autre personne dit afin de pouvoir poser de bonnes questions et lui répondre correctement.

Considérations spéciales pour le TDAH et le partage excessif

Les personnes atteintes de TDAH sont souvent confrontées à des défis uniques en matière de partage excessif. Les différences neurologiques dans le fonctionnement du cerveau TDAH peuvent rendre particulièrement difficile le filtrage des pensées et le contrôle du niveau approprié de divulgation dans les conversations.

Pourquoi les personnes atteintes de TDAH peuvent en dire trop plus fréquemment

Plusieurs facteurs contribuent au fait que les personnes atteintes de TDAH peuvent avoir plus de mal avec le partage excessif :

  • Contrôle des impulsions réduit : Le TDAH affecte les fonctions exécutives du cerveau, y compris la capacité à filtrer les pensées avant de parler.
  • Défis dans la reconnaissance des indices sociaux : Les personnes atteintes de TDAH peuvent manquer des signes subtils indiquant que les auditeurs sont mal à l’aise ou désintéressés.
  • Hyperfocalisation sur des sujets d’intérêt : Lorsqu’elles sont enthousiasmées par un sujet, les personnes atteintes de TDAH peuvent partager de manière extensive sans remarquer le niveau d’engagement de l’auditeur.
  • Dysphorie sensible au rejet (DSR) : Beaucoup de personnes atteintes de TDAH vivent la DSR, ce qui conduit au partage excessif comme moyen d’obtenir une approbation ou de prévenir le rejet.
  • Cécité temporelle : La difficulté à évaluer depuis combien de temps elles parlent peut mener à des monologues prolongés.

Stratégies spécifiques pour gérer le partage excessif avec le TDAH

Si vous souffrez de TDAH, ces approches ciblées peuvent vous aider à gérer le partage excessif tout en respectant votre cerveau neurodivergent :

  1. Utilisez des minuteurs ou des rappels externes : Réglez un minuteur discret sur votre téléphone lors d’événements sociaux pour vous inciter à faire une pause et à faire le point avec vous-même et les autres.
  2. Développez un « budget » de partage : Avant d’entrer dans une situation sociale, décidez d’un certain nombre d’histoires personnelles que vous partagerez, ce qui vous aidera à être plus sélectif.
  3. Créez un rappel physique : Portez un bracelet ou une bague spécifique que vous pouvez toucher pour vous rappeler de vérifier si vous dominez la conversation.
  4. Préparez des réponses concises : Pour les questions courantes où vous avez tendance à trop élaborer, préparez à l’avance des réponses brèves de 2 ou 3 phrases.
  5. Associez-vous à un ami de confiance : Convenez d’un signal avec un ami qui peut vous alerter lorsque vous commencez à trop en dire.
  6. Créez un temps de réflexion post-interaction : Prévoyez quelques minutes après les réunions ou les événements sociaux pour examiner comment l’interaction s’est déroulée et ce que vous pourriez ajuster la prochaine fois.
  7. Essayez de vous entraîner avec l’enregistrement vocal : Enregistrez-vous en train de répondre à des questions courantes pour prendre conscience de vos schémas de communication naturels.
  8. Soyez compatissant envers vous-même : Rappelez-vous que le partage excessif provient de différences neurologiques, et non de défauts de caractère. L’auto-compassion mène à un changement plus efficace que l’autocritique.

Conseil de pro : Beaucoup de personnes atteintes de TDAH trouvent que leur tendance à partager ouvertement et avec enthousiasme est aussi une force qui les aide à établir des liens authentiques. Le but n’est pas de supprimer votre personnalité mais de la canaliser de manière à servir vos relations.

Foire aux questions (FAQ) sur le partage excessif

Pourquoi est-ce que j’en dis trop, et comment puis-je arrêter ?

Vous pourriez trop en dire à cause de l’anxiété, d’un désir de connexion, de difficultés à lire les indices sociaux ou simplement d’habitudes formées pendant votre éducation. Pour arrêter, entraînez-vous à faire une pause avant de parler pour évaluer si votre partage est approprié à la relation et au contexte. Posez des questions au lieu de parler de vous, et identifiez les déclencheurs spécifiques qui vous mènent à trop en dire. Créer des limites personnelles sur les informations que vous partagerez dans différentes relations peut également réduire considérablement le partage excessif.

Comment arrêter de trop en dire au travail ou avec des collègues ?

Pour les contextes professionnels, mettez en œuvre le principe du « besoin de savoir » — ne partagez que ce qui est directement pertinent pour votre relation de travail. Avant de partager, demandez-vous si cette information sert un but professionnel ou si elle franchit le terrain personnel. Entraînez-vous à réorienter les questions personnelles avec des réponses brèves et générales suivies d’une question liée au travail. Envisagez de développer un « personnage professionnel » avec des limites claires sur les informations personnelles appropriées sur le lieu de travail.

Quels sont les conseils pour gérer le partage excessif si j’ai un TDAH ?

Si vous avez un TDAH, essayez d’utiliser des rappels externes comme un minuteur discret ou un objet physique (comme un bracelet) qui vous rappelle de vérifier votre communication. Préparez à l’avance des réponses concises aux questions courantes et pratiquez le « système des feux de signalisation » pour catégoriser les sujets par pertinence. Associez-vous à des collègues de confiance qui peuvent vous donner des signaux subtils si vous entrez dans trop de détails. Rappelez-vous que le moment de la prise de médicaments peut également avoir un impact sur votre style de communication dans des situations importantes.

Comment puis-je arrêter de trop partager de détails personnels dans mes relations ?

Dans les relations, concentrez-vous sur une divulgation progressive qui renforce la confiance naturellement plutôt que sur une intimité forcée par le partage excessif. Créez une échelle de divulgation personnelle (1-5) pour évaluer si l’information correspond à la profondeur de votre relation. Pratiquez la vulnérabilité constructive en partageant des sentiments et des réflexions plutôt que des détails explicites d’expériences personnelles. Rappelez-vous que les relations saines se développent grâce à un partage mutuel et équilibré — pas par des révélations unilatérales.

Quel est le meilleur moyen d’éviter le partage excessif sur les réseaux sociaux ?

Mettez en œuvre une règle de 24 heures pour les publications personnelles — écrivez-les, puis attendez un jour avant de décider de les publier. Développez des directives personnelles claires sur ce que vous partagerez ou non en ligne, en tenant compte de la permanence du contenu numérique. Avant de publier, demandez-vous si vous seriez à l’aise si tout le monde dans votre vie (employeur, famille, futurs partenaires) voyait cette information. Envisagez d’utiliser la messagerie privée pour un contenu plus personnel plutôt que la publication publique.

Comment arrêter de trop en dire avec des amis ou des inconnus ?

Pour les amitiés, concentrez-vous sur la divulgation réciproque — en faisant correspondre le niveau d’informations personnelles que votre ami partage plutôt que d’aller beaucoup plus loin. Avec des inconnus, tenez-vous-en aux sujets de niveau 1-2 (intérêts généraux, opinions non controversées) jusqu’à ce que la confiance s’installe. Pratiquez l’écoute active au lieu de combler l’espace conversationnel avec des histoires personnelles. Lorsque vous ressentez l’envie de partager quelque chose de très personnel, demandez-vous si cette personne a démontré qu’elle pouvait gérer ce niveau d’information avec respect.

Existe-t-il des livres ou des ressources pour m’aider à arrêter de trop en dire ?

Plusieurs excellentes ressources peuvent vous aider à développer des limites de communication plus saines. Set Boundaries, Find Peace de Nedra Glover Tawwab offre des conseils pratiques sur tous les types de limites, y compris la communication. Taking Charge of Adult ADHD de Russell Barkley inclut des stratégies pour gérer les défis de communication. Des cours en ligne sur les compétences sociales et l’établissement de limites peuvent également fournir des opportunités de pratique structurées.

Surmonter le partage excessif

Alors que vous travaillez à surmonter le partage excessif, ne vous attendez pas à pouvoir changer du jour au lendemain. Comme pour tout domaine de développement personnel, il y aura des revers dans le parcours de croissance — soyez patient avec vous-même.

Voici quelques choses que vous pouvez faire dès maintenant pour vous aider à construire des relations authentiques et à arrêter de trop en dire :

  • Posez des questions : Lorsque vous avez une conversation, écoutez avec l’intention d’apprendre plutôt que de planifier votre réponse. Cela vous aidera probablement à atteindre une profondeur plus rapidement dans vos relations que de beaucoup parler.
  • Réfléchissez avant de parler : Avant de partager une histoire avec quelqu’un, réfléchissez à l’utilité pour lui de connaître l’information que vous allez partager. Ensuite, adaptez l’histoire pour qu’elle soit particulièrement intéressante pour lui.
  • Comprenez pourquoi vous en dites trop : Tenez un journal des moments où vous êtes le plus susceptible de trop en dire. Cela peut vous aider à trouver des schémas, ce qui peut vous aider à être en alerte la prochaine fois que vous serez dans un certain cadre.
  • Allégez l’ambiance : Si la conversation devient sérieuse et que vous craignez de trop en dire, allégez l’ambiance avec un peu de plaisanterie ou une blague.
  • Relisez les communications écrites avant de les envoyer : Si vous le pouvez, attendez un moment entre l’écriture d’un e-mail, d’une publication sur les réseaux sociaux ou d’un SMS et son envoi. Cela vous permettra de le relire avec une perspective plus claire avant qu’il ne parvienne au destinataire.

Remarquer le langage corporel des autres est une compétence essentielle pour savoir quand vous pourriez en dire trop. Pour améliorer vos capacités de lecture du langage corporel, consultez 23 exemples essentiels de langage corporel et leurs significations.

Références

Footnotes (4)
  1. oxfordre.com

  2. tandfonline.com

  3. journals.sagepub.com

  4. psycnet.apa.org

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